La rénovation urbaine se poursuit aux Mureaux. Plusieurs quartiers de logements sociaux concernés par le Programme national de rénovation urbaine (PNRU) continueront de bénéficier de nouvelles actions publiques, tandis que d’autres y seront intégrés.En parallèle, la commune agit aussi sur le parc de logements privés. « Depuis 2003, nous avons commencé par un plan de sauvegarde sur le quartier Grand Ouest », indique Sandra Cortes, responsable du service habitat de la ville des Mureaux. Des propriétés privées et des lotissements pavillonnaires avaient alors bénéficié d’une campagne de ravalements. C’est maintenant le centre-ville et ses copropriétés qui feront l’objet d’une Opération programmée d’amélioration de l’habitat (Opah) et de renouvellement urbain (RU). Un travail résultant du partenariat entre la ville des Mureaux, l’État et l’Agence nationale de l’habitat (Anah).

« L’objectif de cette opération est d’éradiquer l’habitat indigne et indécent, de réaliser des programmes globaux de réhabilitation durable, notamment dans le cadre de la précarité énergétique », précise le Cahier des clauses administratives et techniques particulières (CCATP), réalisé dans le cadre de la mise en œuvre du suivi-animation de l’opération. « Nous intégrons le projet concernant l’habitat indigne dans l’OPAH RU. Il y a aura beaucoup de choses, ça sera un grand projet qu’on a lié au pôle gare, confirme la responsable du service habitat. Nous avons déjà des adresses cibles, mais il y a d’autres adresses qui peuvent être intégrées. »

La façade de cette copropriété de la rue Paul Doumer a fait l’objet d’un diagnostic, dans le cadre d’une requalification.
La façade de cette copropriété de la rue Paul Doumer a fait l’objet d’un diagnostic, dans le cadre d’une requalification.

Afin de prévenir les difficultés qui existent au sein des copropriétés, la ville a mis en place un observatoire (encadré) dans le cadre du Programme opérationnel de prévention et d’accompagnement en copropriété (Popac) lancé au mois de septembre. « L’idée du Popac est de former et sensibiliser les copropriétés et les responsables des conseils syndicaux. Nous travaillons sur 34 copropriétés, c’est avec eux que nous commençons le Popac en fonction de la connaissance de chacun », détaille Sandra Cortes. Si les habitations connaissent, pour certaines, de véritables dégradations, les services de la ville n’ont pas relevé « d’énormes alertes. » Pour agir aux plus près des habitants, le service d’hygiène de la commune des Mureaux associera son action à celle du centre communal d’action sociale, la Caisse d’allocations familiales et le conseil départemental des Yvelines.

Afin de résoudre les problèmes liés à l’habitat en centre-ville, la municipalité continue d’inclure « les copropriétaires à la table », prévoit Bruno Le Guillou, adjoint au maire (DVG) en charge de l’urbanisme et de l’aménagement. Cette démarche s’avère indispensable. Ce sont aujourd’hui majoritairement des locataires qui habitent et subissent les désagréments des copropriétés du centre-ville. « Sur ce programme, le but est de requalifier l’axe historique de la ville des Mureaux. Nous agirons ensemble – ville, État et département – pour aider les copropriétaires, les locataires et les commerçants à repositionner le centre-ville, pour qu’il soit digne de ce nom », poursuit l’élu. La mairie souhaite renforcer le cœur de la commune, en l’incluant jusqu’au bord de Seine, dans la perspective du projet de passerelle piétonne et cyclable qui le relira à Meulan-en-Yvelines. « La Seine peut être demain un lieu de déplacement », suggère Bruno Le Guillou.

L’observatoire des copropriétés

Deux comités de pilotage se sont déjà tenus cette année pour effectuer un premier diagnostic des copropriétés envers lesquelles la ville souhaite agir. Dans un premier temps, ce sont les copropriétés verticales de plus de 20 logements qui seront ciblés.

« Nous avons travaillé sur les systèmes de chauffage et les impayés. En 2013, nous nous sommes déjà réunis avec les copropriétaires et les syndics, pour identifier celles (les copropriétés, Ndlr) qui avaient besoin de travaux », informe Sandra Cortes, responsable du service habitat de la ville.

« Nous ferons appel aux architectes des bâtiments de France (ABF), pour réglementer la requalification de ces bâtiments, note Bruno Le Guillou, adjoint au maire (DVG) en charge de l’urbanisme. L’objectif est de redonner une qualité à ces copropriétés. »