La Chambre d’industrie et de commerce Versailles-Yvelines (CCI 78) s’est dotée depuis 2005 d’un outil permettant d’analyser l’offre commerciale et les comportements d’achats sur l’ensemble du département des Yvelines. Ce dernier se nomme Pluripole et est mis à jour tous les trois ou quatre ans. La dernière enquête a été réalisée cette année à partir de 31 000 questionnaires distribués aux consommateurs Yvelinois, répartis en fonction d’un panel représentatif de 41 zones étudiées (grandes villes ou regroupement de communes, Ndlr).

« On sait précisément où ils vont acheter, pour quel type de produit, à quelle fréquence et quelle est l’attractivité de notre territoire », explique Magali Bonnier, responsable du pôle collectivités territoriales et grand projet du territoire de la CCI 78. Plus de 100 000 actes d’achats ont donc pu être analysés sur la base de 35 produits, de l’alimentaire aux loisirs en passant par l’équipement de maison. Le résultat de l’étude, présentée le 3 novembre, révèle que le département est le principal lieu d’achats des Yvelinois.

« Notre territoire est très attractif, puisque 83 % des dépenses des ménages se font sur notre territoire (…) Tous produits confondus », note Magali Bonnier, même si 27 % des achats non-alimentaires sont effectués en dehors du département. Les Yvelines sont aujourd’hui le quatrième département d’Île-de-France réunissant le plus de grandes surfaces alimentaires, après Paris, les Hauts-de-Seine et la Seine-et-Marne.

En son sein, le département connaît d’importantes disparités entre les différentes zones de consommation. Hormis Rambouillet (70 % d’attractivité, Ndlr), le Nord-Est des Yvelines (Plaisir : 81 %, Maurepas : 76 %, Vélizy-Villacoublay : 64 %) et la Vallée de Seine (Conflans-Sainte-Honorine : 55 %, Mantois : 52 %, Deux rives de Seine : 51 %) attirent plus de consommateurs que le reste du territoire départemental. « La grosse tendance est qu’il n’y a pas de modification substantielle dans les habitudes d’achats des consommateurs, malgré l’offre d’internet et un certain nombre de comportements qui est en train d’émerger au niveau de la consommation courante », constate la responsable de la chambre de commerce et d’industrie.

Si des édiles de communes yvelinoises on fait part de leurs inquiétudes sur la modification des ouvertures commerciales le dimanche, engendrée par la loi Macron (ministre de l’Économie, Ndlr), Magalie Bonnier s’est montrée tempérée sur cette question : « Si la grande distribution ouvre tous les dimanches, qu’en sera-t-il du petit commerce ? Je pense qu’il y aura un lissage des habitudes (…) Ça sera seulement un report et un étalement des actes d’achats. »