Le préfet des Yvelines Serge Morvan a reçu les parlementaires et les maires du département, jeudi 19 novembre, pour échanger avec eux sur les différentes mesures à prendre dans le cadre de l’état d’urgence. « Nous souhaitons être à la disposition des maires, ce sont les premiers remparts à la barbarie », a affirmé le préfet, lors d’un point presse (photo) organisé juste après cette réunion avec les édiles yvelinois.

La veille, le préfet de police de Paris avait signalé dans un arrêté que « les manifestations sur la voie publique » étaient interdites « dans les départements de la zone de défense et de sécurité de Paris », soit l’ensemble du territoire de l’Île-de-France, « du jeudi 19 novembre à 00 h 00 jusqu’au dimanche 22 novembre 2015 à 00 h 00. » Le samedi 21 novembre, la préfecture de police de Paris annonçait la prolongation de cet arrêté jusqu’au lundi 30 novembre à 00 h 00, en raison de la tenue de la conférence sur les changements climatiques (Cop 21) « sur l’emprise de l’aéroport du Bourget du 28 novembre au 13 décembre 2015. »

Les marchés alimentaires ne sont pas concernés par ces interdictions. « Nous mettons en place des dispositifs pour qu’ils puissent se tenir », confiait Serge Morvan la semaine dernière. Ne rentrant pas dans ce cadre, la foire aux oignons, prévue dimanche dernier à Mantes-la-Jolie, a été annulée. Si les rassemblements dans les salles de concert sont maintenus, « les organisateurs devront, avant la représentation, prévoir un dispositif de sécurité renforcé, notamment en matière de contrôle d’accès et de filtrage », précise la préfecture de police dans son communiqué. Mais les maires peuvent avoir « une appréciation propre de la situation », nuançait le préfet des Yvelines, et interdire certaines représentations.

L’état d’urgence actuellement en vigueur permet aux forces de police de procéder à des perquisitions administratives. Dans les Yvelines, plusieurs habitations à Trappes, Poissy, Versailles, Sartrouville, Mantes-la-Jolie ou encore aux Mureaux, en ont fait l’objet. Celles-ci se poursuivent sur le département comme sur l’ensemble du territoire national.

Depuis une dizaine de jours, les équipes de police sont plus que jamais mobilisées. « Les congés et les repos sont supprimés, expliquait Jean-Marie Salanova, directeur départemental de la sécurité publique (DDSP) des Yvelines, jeudi dernier aux côtés du préfet. Nous voulons essayer de couper le lien qu’il peut y avoir entre la délinquance la plus classique et la radicalisation. » La gendarmerie procède pour sa part à des contrôles routiers au niveau des péages de Buchelay et de Saint-Arnoult-en-Yvelines, comme sur d’autres axes du département. « Nous essayons d’alterner nos contrôles pour assurer la population », assure le commandant du groupement de gendarmerie des Yvelines, Tony Mouchet.

L’académie ne prend aucun risque

Suite à la prolongation de l’état d’urgence, l’académie de Versailles a notifié de nouvelles consignes de sécurité aux établissements. Jusqu’au 29 novembre inclus, toutes les sorties occasionnelles et les voyages scolaires en Île-de-France sont interdits. Les voyages hors Île-de-France et à l’étranger sont autorisés sous réserve d’autorisation préfectorale. Enfin, les nombreux déplacements d’élèves prévus dans le cadre de la Cop 21, qui se tiendra au Bourget (Seine-Saint-Denis), sont annulés « sans exception ».

Des numéros utiles

La préfecture des Yvelines met
à disposition plusieurs numéros de téléphone permettant aux citoyens de s’informer ou d’informer les autorités le cas échéant.
– Informations et assistance aux victimes : 0 800 40 60 05
– Un proche à vous est hospitalisé : 01 40 27 40 27
– Fournir une information aux enquêteurs : 197
– Prise en charge des victimes (Assurance maladie) : 0 811 365 364