« Mais tu es toujours vivant ? Je croyais que tu étais mort vu que tu as un établissement à ton nom », lance Pierre Bédier (LR), président du conseil départemental, à Jacques Saint-Amaux (PCF), ancien maire de Limay tout en franchissant les portes du Foyer d’accueil médicalisé (Fam). Accompagné d’élus locaux, comme Guy Muller (LR), maire d’Epône, Pierre Bédier a profité de la journée internationale des handicapés pour visiter le Fam.

Cet établissement a ouvert ses portes en 2012 et depuis 65 personnes y sont accompagnées. Parmi elles, 55 y vivent, dix places sont disponibles pour un semi-internat et quatre en accueil temporaire. Les habitants ont un handicap physique et/ou psychique. Manque de places, manque de structures adaptées, manque d’aides financières… que faire pour aider et soutenir les familles qui ont un ou des membres en situation de handicap ?

Au cours de cette visite, les élus ont pu ainsi découvrir « où passe l’argent des contribuables » et un mode de vie parfois proche de la leur. « Nous avons un couple qui s’est marié l’année dernière. Le plus compliqué est de prouver au juge des tutelles que ces personnes sont conscientes de leur démarche », confie avec fierté Virginie Dechanciaux, directrice de l’établissement.

Ce fameux couple est celui de Catherine et Pascal. « J’étais à Hardricourt avant d’arriver ici », explique-t-elle. Depuis leur arrivée, ils constatent qu’ils sont mieux à la Fam grâce aux nombreuses activités, entre autres. « Notre travail est d’orienter, d’accompagner et de répondre aux besoins des personnes en situation de handicap », rappelle Hubert-François Dainville, président du Fam.

Grâce au mode de vie qu’offre le Fam à ses habitants, l’établissement « semblait idéal pour mettre en lumière la délibération de l’assemblée départementale de vendredi dernier ». Face au manque de place, les départements des Hauts-de-Seine et du Val-d’Oise ont décidé de construire un lieu commun. « Et ce tout en continuant de coopérer avec la Belgique et les établissements wallons. Nous en avons sélectionnés avec elle qui répondent à nos critères de confort et de suivis pour une tarification unique », précise Pierre Bédier.

Le département des Yvelines assure tenter depuis plusieurs années de réunir les familles et de permettre aux personnes en situation de handicap de s’insérer dans la société. « Notre travail avec les communes nous a permis de créer des relais pour le suivi et les conseils, ajoute Hubert-François Dainville. Et la politique actuelle est de toute façon le maintien à domicile. » Les élus espèrent donc offrir plus d’établissements, même si la Belgique continuera manifestement encore longtemps d’accueillir les Yvelinois handicapés.