Pour la journée du 110e anniversaire de la séparation de l’Église et de l’Etat, et en vue des récents événements, l’inauguration de la plaque qui accompagne l’arbre de la laïcité prend une tournure très solennelle.

« Je pensais que les enfants finissaient les cours à onze heures trente le mercredi, j’avais oublié que les horaires avaient changé », explique Michel Lebouc (DGV), le maire de la ville en s’approchant de l’édifice, déçu de l’absence de la jeunesse. A ses côtés, André Sylvestre (PS), membre du conseil municipal et maire honoraire, a été sollicité pour tenir un discours.

« Au nom de quel Dieu/ Le claquement des armes/ Fait surgir tant de drames/ Et couler tant de larmes ? […] Existe-t-il ce Dieu/ Pour assécher nos pleurs/ Pour essuyer nos yeux/ Et consoler nos cœurs ? » a déclamé André Sylvestre. En effet, il a écrit un poème suite aux attentats du 13 novembre dernier. Finalement, cet événement a sonné plus comme un hommage aux disparus du mois dernier.