La semaine dernière et pour la quatrième fois depuis novembre, un mouvement de grève était lancé à l’appel de l’intersyndicale formée par la CGT, FO et la CFE-CGC. Le mouvement a été plutôt suivi à la centrale thermique de Porcheville, avec un taux de grévistes supérieur à 50 % selon la CGT, et des piquets sur le site pendant deux jours.

En effet, pour les 250 à 300 personnes employées sur le site, l’inquiétude quant à l’avenir de la centrale, dont la fin est prévue pour 2023, s’ajoute aux problématiques nationales. « Les salariés souhaitent le maintien d’un outil industriel », indique Julien Lambert, délégué du personnel CGT, alors que l’éventualité d’une fermeture anticipée n’est toujours pas exclue.

Le responsable syndical avance également « une proposition autour d’un pôle énergétique » sur le site de 150 ha en bord de Seine une fois l’exploitation thermique achevée, avec différents outils de production d’énergie permettant notamment le traitement des déchets industriels banals. Jointe par La Gazette, la direction locale de la centrale n’a pas souhaité commenter ce mouvement de grève d’origine nationale.