C’est désormais un véritable mur d’écrans plats qui accueille les policiers municipaux dans le nouveau Centre de supervision urbain (CSU), salle de contrôle des 67 caméras de la commune. Son inauguration signe la fin de la modernisation du système vidéo dont l’origine remontait à 2006, pour un coût total de 1,6 million d’euros subventionné aux deux tiers par l’Etat.

« Les uns disent vidéo-surveillance, et les autres vidéo-protection. Je trouve les deux sens pertinents, estime le maire mantais Michel Vialay (LR), pas peu fier des nouvelles caméras auxquelles rien n’échappe jusqu’à 300 m. Etre surveillée est une aspiration de plus en plus importante de la population, qui lui permet de se sentir protégée. »

La vidéo-verbalisation est utilisée exclusivement « pour la fluidité de la circulation ». Comprendre : les stationnements les plus gênants et dangereux, soit 360 PV depuis cet été. Côté enquêtes, les officiers de la police nationale ont demandé des visionnages à 107 reprises l’an dernier. Du côté de la surveillance en temps réel, ce sont 408 faits qui ont été constatés en 2015. Six agents sont nécessaires, par rotation de deux, afin d’assumer cette veille en direct.