A 48 ans, Nathalie a emménagé début décembre dans un deux pièces tout neuf. Un appartement plus confortable qui n’a rien à voir avec celui qu’elle louait 100 euros plus cher du côté de Mantes-la-Jolie. Sa situation, proche d’un garage, était la cause de beaucoup de nuisances.

« L’objectif était de trouver un logement dans lequel Nathalie puisse se sentir bien. Aujourd’hui, je ne l’ai jamais vue ainsi, a souligné Michel, tuteur de sa sœur en situation de handicap mental léger. Elle avait un peu peur du changement, elle appréhendait car elle marche beaucoup à son confort immédiat mais dès qu’elle a vu son appartement, elle a tout de suite aimé ».

« Les personnes atteintes d’un handicap psychique qui travaillent ont beaucoup de mal à trouver un logement, a noté Hubert François-Dainville, président de Handi Val de Seine, gestionnaire de la résidence. La maison relais de Follainville-Dennemont permet cela, en plus, elle intègre une partie soins et ça c’est novateur car ça n’existe pas dans les Yvelines ».

Localisée sur les hauteurs du village, la résidence a vu le jour grâce à Samuel Boureille (SE), maire de Follainville-Dennemont. Après la fermeture de la maison de retraite puis celle de l’établissement de soins de suite et de réadaptation, la municipalité a décidé de bâtir de nouveaux appartements qui répondraient également à l’obligation de se conformer au taux de 25 % de logements sociaux.

« On a constaté que beaucoup de familles étaient dispersées aux quatre coins de la France car la prise en charge est une réelle problématique, a précisé Samuel Boureille. D’un autre côté, les maisons de retraite sont trop chères donc toutes ces raisons expliquent le fait qu’on ait choisi de créer du logement social intergénérationnel qui accueillerait des personnes atteintes de handicap ».

Les premiers logements ont été livrés début novembre et n’ont pas tardé à se remplir. En l’espace de deux mois et demi, plus de la moitié des places étaient déjà prises. Parmi elles, la moitié a été louée par des personnes en situation de handicap, quatre jeunes ont élu domicile dans des T1 ou T2, quant aux locataires restants, il s’agit de pré-retraités et retraités.

«Je cherchais un logement adapté pour rapprocher ma mère qui habitait dans l’Essonne, a confié une nouvelle installée. Ce n’est pas facile de trouver un logement qui soit accessible en fauteuil roulant. C’est un logement social, c’est neuf, pour l’instant je suis contente de la vue et du cadre ». La résidence permet ainsi aux gens de se rapprocher les uns des autres tout en comblant, en partie, une attente bien réelle.

Priorité à la scolarisation

7 117 élèves scolarisés seraient en situation de handicap dans le département des Yvelines.
7 117 élèves scolarisés seraient en situation de handicap dans le département des Yvelines.

La Maison départementale des personnes handicapées (MDPH) et la direction académique des services de l’éducation nationale des Yvelines ont renouvelé la signature de la convention départementale lors d’une cérémonie qui s’est déroulée au collège Flora-Tristan à Carrières-sous-Poissy, mercredi dernier.

« L’objectif est de favoriser la socialisation, assurer la scolarité et donner toutes les chances de réussite scolaire », a confirmé Serge Clément, directeur académique des services de l’éducation nationale des Yvelines. La convention a pour but de fixer les modalités qui garantissent la prise en charge et le suivi des demandes des enfants en situation de handicap.

« Actuellement, il y a 77 Ulis (Unité localisée d’inclusion scolaire.ndlr) en école, 52 en collège et 10 en lycée. Ce n’est pas assez, il y a encore beaucoup à faire », a ajouté Marie-Hélène Aubert,vice-présidente du conseil départementale des Yvelines et déléguée à l’autonomie. Aujourd’hui, d’après le conseil départemental, 7 117 élèves scolarisés seraient en situation de handicap dont 74 % en milieu scolaire, 22 % en milieu médico-social et 4 % en milieu sanitaire.