D’entrée de jeu, l’atmosphère est lourde dans la salle du conseil de la mairie, jeudi soir dernier lors de la réunion publique concernant la construction de l’école maternelle aux Terres rouges. Le terrain appartient à la commune cependant il se trouve près de champs et de la future route départementale, RD 154.

La création d’un tel établissement a été étudiée suite à l’abandon du projet de construction d’une école maternelle rue Eugène Bourdillon en avril 2014. Cette fois, les concitoyens rencontrent l’architecte et le projet avant que la mairie envoie le dossier pour obtenir le permis de conduire.

« Vous ne vous en sortirez pas avec tous les recours que j’ai lancé auprès du procureur de la République, du tribunal administratif avec pour motifs : insécurité, empoisonnement public entre autres. Et tant que ces recours ne sont pas jugés, les travaux seront bloqués », s’exclame tout en se levant et en agitant des papiers à la main, Jean-Pierre Grenier, président de l’association Bien vivre à Vernouillet. Selon son association, l’endroit serait risqué pour les enfants à cause des pesticides utilisés dans l’agriculture.

« Allez-y Monsieur Grenier, mettez-nous directement les menottes aux poignets, répond avec un léger sourire Henriette Larribau-Gaufrès, première adjointe.
Le projet verra le jour : il est pensé avant tout pour le bien des enfants. La preuve est que nous avons choisi un lieu stable. » En effet, le site d’origine était celui de l’ancienne école des Tilleuls où beaucoup des Vernolitains ont usé leur « fond de culotte ».

Le bâtiment devient vétuste et les travaux pour consolider le terrain coûtent très cher puisqu’il repose sur un sol calcaire. Celui-ci réserve souvent des surprises qui obligent à creuser plus profondément. Le permis de construire sera donc envoyé et les recours lancés.

Un bâtiment écologique entre pollution et pesticides ?

L’agriculteur, Monsieur Surgis frère de la trésorière de l’association Bien être à Vernouillet, a toujours manifesté contre le projet. Le côté aléatoire des autorisations pour l’utilisation des produits phytosanitaires (produit chimique pour soigner et prévenir des maladies des végétaux) l’empêche de donner la liste demandée pour le permis de construire de ceux qu’il utilise.

Et le second problème, que connaissent tous les enfants urbains, est la pollution liée aux voitures. En effet, la construction de la bretelle de la route départementale va intensifier le trafic routier. Afin de protéger les enfants, la mairie va agir de manière écologique grâce aux haies d’arbres, aux plantes et à l’utilisation d’une aération spéciale au sein de l’établissement.

Mamba Konate, adjoint délégué aux travaux et cadre de vie, et Marie Peresse, adjointe déléguée à l’éducation, ont rappelé toutes les démarches et études qu’ils ont faites pour assurer un environnement favorable. Pour quelques Vernolitains il s’agit de choisir le « moins mauvais » des deux.