Etre lycéen, c’est aussi multiplier les expériences. L’un d’eux aurait peut-être dû s’abstenir sur ce coup. Mercredi 17 février, le lycée Léopold-Sédar-Senghor a été la cible d’une fausse alerte à la bombe. L’auteur du canular était un élève de l’établissement scolaire qui voulait reporter les épreuves du bac blanc.

Il était 7 h 30 lorsqu’un appel à police secours a fait état d’une bombe au sein du lycée Léopold-Sédar-Senghor de Magnanville. Les policiers du commissariat de Mantes-la-Jolie ont alors été mobilisés afin de fouiller les bâtiments. A 9 heures, l’ensemble des élèves a pu réintégrer les salles de cours.

Très vite, les enquêteurs de la sûreté urbaine ont commencé à travailler avec l’établissement scolaire pour essayer de mettre la main sur l’auteur du coup de fil. Ce jour-là, des épreuves du bac blanc étaient plannifiées. En recoupant diverses informations, un habitant de Rosny-sur-Seine sortait du lot. Il s’avérait que l’appel qui avait été passé à police secours provenait d’une cabine téléphonique située sur cette même commune.

S’il a fallu une nuit de garde à vue pour finalement passer aux aveux, le lycéen de 19 ans aurait indiqué aux enquêteurs ne pas vouloir passer son oral blanc d’allemand à cause de ses mauvaises notes. Il devait être présenté au tribunal correctionnel de Versailles en comparution immédiate mercredi dernier mais l’audience a été reportée au 13 avril prochain.