« Il y a toujours beaucoup de monde qui arrive : entre une personne par jour et une centaine par mois », souligne Hugues Fresneau, directeur du bâteau Je sers. Ce lieu d’entraide qui accompagne les réfugiés tibétains tarde à voir venir une solution à long terme. Mi janvier, une soixantaine d’entre eux a été dirigée vers le monastère des Orantes, à Bonnelles.

« La solution, c’est Bonnelles et le relogement en province, annonce Hugues Fresneau. En théorie, ils seraient dispersés dans les villes hors zones tendues où il y a plus d’offres immobilières que de demandes ». Une solution qui pourrait permettre de répartir le flux de nouveaux arrivants et d’appréhender la problématique différemment. « Je pense que ça ne sera pas avant la fin du printemps ou le début de l’été », prévient-il.

En attendant, une dizaine de personnes dort toujours dans la rue quand l’appel aux dons ne permet pas d’offrir une nuit d’hôtel. Quant aux autres, ils sont hébergés chez une trentaine de familles ou ont trouvé refuge directement sur le bâteau. « Avec la fin de l’hiver, le 115 va fermer tout comme la soupe populaire. Je me fais beaucoup de soucis mais c’est tout ce que je peux faire ».