Depuis le 1er janvier, Kebir Essabbak est à la retraite. Ce Mantais, envoyé par le Maroc en 1987 pour enseigner l’arabe littéraire dans les établissements publics, devient en 2005 agent de médiation au centre social Chopin, dans le Val Fourré. Il a surtout été un repère, traduisant des documents et assistant, dans leurs démarches administratives, les habitants du quartier d’origine marocaine, qui le connaissent sous le nom de « l’oustade » (professeur en arabe, Ndlr).

Pour récompenser ses années de service, le conseil départemental, le Maroc et la mairie mantaise ont tenu à l’honorer lors de la traditionnelle soirée donnée pour les responsables associatifs de la communauté franco-marocaine du Mantois au domaine de Madame Elisabeth (Versailles). « C’était une grande émotion », décrit-il de cet hommage accompagné de médailles et d’un cadeau du consul du royaume chérifien.

Kebir Essabbak reste membre de la vingtaine d’associations de la communauté franco-marocaine du Mantois,« toujours dans le domaine social ». Et, malgré sa retraite, il continue d’assister les résidents du Val Fourré : « En attendant d’avoir un local, je travaille bénévolement sur la dalle ».