Les parents d’élèves sont inquiets suite aux décisions de la mairie de supprimer 18 postes d’Atsem (Agent territorial spécialisé des écoles maternelles) et de mettre en sommeil la caisse des écoles. Les trois associations de parents d’élèves de la ville (Peep, FCPE et Alpec) se sont unanimement rassemblées pour s’opposer à ces mesures.

« Nous sommes partis du principe qu’il n’y aurait plus d’Atsem en grande section de maternelle, explique Laurent Brosse, maire (LR) de Conflans-Sainte-Honorine. Cette décision difficile est liée au contexte des baisses des dotations de l’État et permettra une économie de 440 000 euros par an. » Avec 18 agents en moins, c’est un tiers des postes d’Atsem qui sera supprimé. « Pour nous cela pose problème car les classes comptent souvent une trentaine d’élèves. Le travail des Atsem est vraiment reconnu de la part des élèves, des parents et des enseignants, estime une représentante de la FCPE. Cette suppression de postes va perturber l’organisation générale des écoles car avec des agents en moins, les instituteurs auront moins de possibilité. Les enfants devront par exemple attendre la recréation pour aller aux toilettes. »

La majorité municipale souhaite aussi mettre en sommeil la caisse des écoles, dont l’un des objets et de financer des projets éducatifs des classes, en vue de la supprimer. « Nous avons décidé la mise en sommeil de la caisse des écoles dès janvier 2017 car nous souhaitons intégrer son budget à celui de la municipalité pour avoir un mode de fonctionnement plus aisé. Mais il n’y aura pas de modification de son budget pour 2016 », assure Laurent Brosse. Les associations de parents d’élèves affirment cependant qu’à l‘occasion du dernier conseil d’administration de la caisse des écoles, une baisse de 40 % du budget alloué aux projets scolaires pour 2016 leur a été annoncée. Et les représentantes des parents d’élèves ajoutent que « le maire dit que le conseil d’administration a voté la mise en sommeil de la caisse des écoles or ce n’est pas le cas ».

Une pétition a été lancée pour s’opposer à ces mesures, qui compte actuellement 2600 signatures. Celle-ci a été remise au maire lors du conseil municipal du 21 mars par une centaine de parents d’élèves munis de pancartes. « Nous sommes capables d’entendre que la mairie a des soucis budgétaires, ajoute une représentante de la Peep. Mais cela ne doit pas se faire au détriment de l’éducation. »