Mercredi 23 mars, les conseillers départementaux des Yvelines et des Hauts-de-Seine se sont réunis à Vélizy pour la séance d’installation du conseil d’administration de l’établissement interdépartemental Yvelines – Hauts-de-Seine. Sans surprise car seul candidat à s’être présenté, Patrick Devedjian (LR), président du conseil départemental des Hauts-de-Seine, en a été élu à la tête par 74 voix sur 80, les huit élus de gauche des Hauts-de-Seine n’ayant pas pris part au vote. « Les Yvelines et les Hauts-de-Seine sont des modèles de réussite et d’innovation, a déclaré Patrick Devedjian. Cet établissement est un démonstrateur et nous voulons faire la preuve de l’intérêt du rapprochement de nos deux territoires. Nous pourrons évaluer les projets pertinents à lancer ensemble, les moyens à mettre en commun et les économies d’échelle envisageables. »

Avec une seule liste présentée pour la composition du bureau exécutif, Pierre Bedier (LR), président du conseil départemental des Yvelines, a été élu à la vice-présidence de cette nouvelle entité. Il a confirmé que si une fusion des deux départements n’était pas l’objet de cette journée, elle était concevable à long terme. « Je considère que lorsque les conditions seront réunies, la fusion des deux départements est envisageable, a expliqué l’élu de Mantes-la-Jolie. Mais pour l’instant, il ne s’agit que de l’amorce d’un processus. Nous allons d’abord créer les conditions d’un meilleur développement économique. »

Pour les élus de gauche des Hauts-de-Seine, seuls présents ce jour-là (la gauche étant absente du conseil départemental des Yvelines, Ndlr), une telle fusion devrait faire appel à un référendum populaire. « Votre construction est là pour tourner le dos à Paris, au Val-de-Marne et à la Seine-Saint-Denis, a estimé Gabriel Massou, conseiller départemental FG des Hauts-de-Seine. Votre projet représente une erreur historique et une vision illusoire. » Au sein de la droite yvelinoise, Christine Boutin (PCD) et Yves Vandewalle (LR) ont aussi exprimé leur réticence à une fusion des deux départements. « Mes derniers espoirs sont tombés. On nous avait dit qu’il n’était pas question d’une fusion mais d’une coopération, a regretté Christine Boutin. J’ai l’impression d’avoir été blousée et mes électeurs avec. »