L’histoire remonte en septembre dernier lorsqu’une personne a fait l’acquisition d’un chiot dans un élevage de Conflans-Sainte-Honorine. Deux jours après, l’animal était mort. L’acheteuse remettait alors en cause les conditions de vie auxquelles étaient livrés les animaux et soupçonnait également de mauvais traitements infligés aux bêtes. La police nationale était alertée et ouvrait ainsi une enquête.

Il s’est avéré que la mort « suspecte » du chiot, intervenue deux jours après son achat, était en réalité due à un manque de sevrage. En effet, l’animal a été vendu avec un carnet de santé trafiqué qui mentionnait la fin de son sevrage. La personne à l’origine du signalement aux autorités a donc été victime d’escroquerie.

Jeudi dernier, les enquêteurs du commissariat de Conflans-Sainte-Honorine sont intervenus dans l’élevage de chiens en question. En présence de la SPA (Société protectrice des animaux, Ndlr) et de la fondation Brigitte Bardot, ils ont constaté les mauvaises conditions de vie auxquelles étaient soumis les animaux. À leur arrivée, les protagonistes ont dénombré 27 animaux de compagnie dont un chien mort. À la suite de l’intervention, la SPA aurait décidé de porter plainte contre l’élevage. Quant à la fondation Brigitte Bardot, elle serait dans l’attente d’éléments supplémentaires avant de décider de prendre part à l’affaire.

L’enquête doit se poursuivre pour savoir si l’élevage était totalement en règle ou s’il y a bien eu travail dissimulé. Si la mère serait semble-t-il déclarée en tant qu’entrepreneuse, sa fille âgée de 18 ans susciterait quelques doutes. En effet, plusieurs annonces passées sur internet ainsi que des transactions semblent indiquer qu’elle aurait pu tenir une place à part entière au sein de l’élevage familial.

Dans un second temps, l’enquête doit essayer de déterminer la provenance des animaux. Lors de leur intervention, les forces de l’ordre ont constaté que plusieurs chiens étaient porteurs de puces d’identification. Les policiers doivent donc établir si les animaux ont été acquis suite à des achats ou directement volés à leurs propriétaires. Ces derniers seraient répartis « aux quatre coins de la France », selon les informations délivrées par les puces.