« On vient de finaliser le choix en terme d’assistant en maîtrise d’ouvrage donc il reste une bonne année avant le début des travaux », annonce prudemment Guy Muller (LR), maire d’Epône. Le projet en question est la création d’une école élémentaire, une cantine et une médiathèque au niveau de la rue du pavé. La ville souhaite profiter de la construction des 2 700 m² de bâtiments pour déménager les écoles maternelles les lavandes et les pervenches en un lieu unique.

« Les écoles des pervenches et des lavandes sont des bâtiments préfabriqués, dépassés architecturalement, dont l’un a été fait dans les années 1950 et l’autre 1960, signale Guy Muller. Cette unité de lieux va être plus simple pour les parents du bourg déposant leurs enfants en école maternelle et élémentaire ».

Le projet prévoit la construction d’une école élémentaire et d’une cantine scolaire ainsi qu’une médiathèque.
Le projet prévoit la construction d’une école élémentaire et d’une cantine scolaire ainsi qu’une médiathèque.

À l’angle de la rue Hérault de Séchelles, le projet a pour vocation de regrouper l’ensemble des équipements de loisirs, culturels et éducatifs. À cela s’ajouteraient un restaurant scolaire, une médiathèque ainsi qu’un espace dédié au centre de loisirs pour adolescents et au point d’information jeunesse. Ce dernier existe mais le bâtiment actuel est voué à la démolition. Également, des espaces extérieurs seraient créés pour la dépose et le stationnement.

« Epône a un problème historique de parking, de circulation routière et de dynamisation du centre-ville, déplore Philippe de Laulanié, conseiller municipal d’opposition. Le projet actuel est ridicule ». Si l’élu indique qu’il s’agit d’un « projet toujours présenté aux Epônois mais jamais réalisé », il regrette cependant que celui-ci n’intègre pas « la problématique voiture ». Selon lui, « le plateau d’évolution était la meilleure solution » : cela devait permettre de repenser la circulation dans la ville par la mise en accessibilité du site grâce à des voies douces notamment.

L’élu souligne également que l’espace « est situé à un point névralgique du centre bourg ». Selon lui, le projet était « l’opportunité de créer des commerces pour favoriser la revitalisation du centre-ville ». Arguant qu’il s’agissait du « seul moyen pour y arriver ».

Si Philippe de Laulanié affirme n’avoir eu aucun document, le projet semble tout de même assez bien dessiné. La municipalité a estimé un budget prévisionnel d’environ six millions d’euros avec une livraison des travaux à la rentrée 2018 enfin, « si tout va bien ».