Le maire est en colère après l’arrivée de 21 migrants sur la commune. « Je suis prêt à accueillir des migrants mais c’est la démarche que je veux dénoncer : ni moi ni le sous-préfet n’étions au courant », martèle Michel Lebouc, maire (PCF) de Magnanville. Le 2 mai, 1615 personnes ont été évacuées d’un campement situé au niveau de la station de métro Stalingrad de Paris. Parmi-elles, 21 hommes isolés d’origines éthiopienne, afghane et soudanaise ont été placés par le Samu social à l’hôtel Formule 1 de la commune, et ce « jusqu’au 21 mai semblerait-il », confie le maire.

Si les migrants sont arrivés au Formule 1 aux alentours de 14 h selon le Samu social, ce n’est qu’en fin de journée que Michel Lebouc a été prévenu « de manière informelle ». Ni le préfet de région, ni le Samu social n’ont contacté le maire, qui regrette s’être retrouvé « devant le fait accompli ».

« Je comprends qu’il y ait des situations urgentes, mais j’aurais souhaité un petit coup de fil à minima », estime Michel Lebouc. Si le maire concède que « le Formule 1 est mieux que la Place Stalingrad », « ce n’est pas pour moi une structure d’accueil, estime-t-il. C’est à la limite de la salubrité alors que dans le mantois, il y a des structures où on peut accueillir dans de meilleures conditions. »