Quel objectif vous étiez-vous fixé en début de saison ?
L’objectif était de stabiliser l’équipe en nationale 2, par rapport au projet du club et aux nouvelles arrivées que nous avions eu en début de saison. Je visais la 6e ou 7e place en sachant que j’étais tributaire du temps d’adaptation des joueuses.

Quelles difficultés aviez-vous repérées ?
J’avais identifié quelques points faibles sur le plan technique et sur l’impact physique. Pour l’intensité dans le jeu, il fallait qu’on se mette au niveau de la nationale 2. Après avoir modifié le projet de jeu, beaucoup de travail, l’adhésion des filles et la création d’un vrai groupe ; nous avons fait une très bonne deuxième moitié de saison.

Quels ont été les points forts de l’équipe ?
C’est des compétitrices dans l’âme. Un bon groupe s’est formé, qui a fait preuve de beaucoup de mental et beaucoup d’engagement. Je ne les considère pas comme des filles mais comme des athlètes à part entière. Aussi, en octobre et novembre, on a perdu trois matchs à domicile. Ça nous a obligé à aller chercher les points à l’extérieur face à des équipes qui étaient plus forte sur le papier. Et du coup, nous n’avons eu qu’une seule défaite à l’extérieur.

A quel moment vous-êtes vous dit que la montée était à portée de main ?
A cinq journées de la fin de la saison, on est quatrième et on fait un bon résultat. La journée suivante, j’ai vu que nos adversaire direct étaient en difficulté. J’ai donc réuni le groupe et leur ai dit : il nous reste quatre finale à jouer, qu’on monte ou pas, on a tout pour. Et les joueuses se sont mobilisées autour de cette idée. Ensuite on a eu un peu de chance car on a pu profiter de la défaite de Brest qui était favori à la montée.

Que prévoyez-vous pour la saison prochaine ?
On aura un tout autre fonctionnement avec un groupe plus restreint pour des raisons organisationnelles et pour optimiser le travail. Le noyau va rester il y aura des arrivée de joueuses en fonction du profil du groupe. L’objectif, évidemment, ce sera le maintien tout en sachant qu’on met les pieds dans le handball de haut niveau. Je sais que c’est un gouffre en thermes de niveau de jeu car certains adversaires ont des joueuses en contrats professionnels et des budgets pas possible. Mais je ne compte pas jouer le faire-valoir et on va se battre toute l’année pour le maintien avec les moyens restreints dont peu bénéficier le handball féminin.