Lundi soir, entre 20 heures et 20 h 30, Jean-Baptiste Salvaing rentrait à son domicile lorsqu’il a été la cible d’un acte terroriste prémédité. Le commandant adjoint au chef de la brigade de la sûreté urbaine des Mureaux a été assassiné de neufs coups de couteau devant son pavillon magnanvillois situé allée des Perdrix. Selon Le Figaro qui se serait procuré la note du service de nuit de la sûreté départementale des Yvelines, l’assaillant était caché derrière le portail du jardin quand il aurait surpris l’officier en civil.

Après avoir été poignardée, la victime aurait réussi à se dégager en courant. Elle aurait alerté les voisins en leur expliquant de fuir et de contacter les secours. Rapidement, le terroriste l’aurait rattrapé « pour lui porter à nouveau d’autres coups de couteau sur le torse », selon Le Figaro. Jean-Baptiste Salvaing aurait
succombé à ses blessures sur le perron de sa maison.

Lors d’une conférence de presse, François Molins, procureur de la République de Paris, a fait savoir que « l’alerte a été donnée par un voisin (ce) qui a déclenché l’intervention de la brigade anti-criminalité locale puis du Raid (Recherche, assistance, intervention, dissuasion, Ndlr) ». Après l’assassinat de Jean Baptiste Salvaing, l’assaillant nommé Larossi Abballa a pris en otage Jessica Schneider, sa compagne âgée de 36 ans. Elle travaillait en tant qu’agent administratif au commissariat de Mantes-la-Jolie. A ses côtés se trouvait leur jeune garçon âgé de trois ans et demi.

Premières arrivées, les brigades anti-criminalité se sont affairées à mettre en place un périmètre de sécurité, générant l’évacuation d’une quinzaine de maisons. La brigade de recherche et d’intervention de Versailles s’est ensuite rendue sur place, déclenchant ainsi le dispositif Félin, un plan d’actions dans la lutte antiterroriste. Les sapeurs-pompiers ont quant à eux tenté de réanimer le mari, mais en vain. Déclaré « zone d’exclusion », l’allée des Perdrix ainsi que plusieurs rues avoisinantes ont été entièrement plongées dans le noir et le réseau de gaz a été coupé.

Après l’arrivée du Raid, des négociations auraient débuté avec le terroriste. Ce dernier aurait alors dit avoir prêté allégeance à l’état islamique et répondu à un communiqué demandant de « tuer des mécréants chez eux avec leur famille ». Selon François Molins, il aurait également indiqué connaître la profession de la victime et « menacé de tout faire sauter si les policiers investissaient les lieux (…) Il a fini par exiger que les hommes du Raid s’éloignent de la porte du domicile et il a ensuite rompu tout contact avec eux ».

A minuit, les forces de l’ordre ont donné l’assaut au cours duquel le terroriste a été tué. Lorsqu’ils sont entrés dans la maison, les hommes du Raid n’ont pu que constater la mort de Jessica Schneider. L’enfant a été retrouvé sans blessure physique avant d’être transporté à l’hôpital sous escorte.