Jean-Baptiste Salvaing et Jessica Schneider habitaient dans un petit pavillon magnanvillois situé allée des Perdrix. Aujourd’hui, l’adresse est tristement connue pour avoir été le lieu d’un acte terroriste perpétré lundi dernier. Le couple a été pris pour cible en sa qualité de représentant des forces de l’ordre.

Depuis 2014, Jean-Baptiste Salvaing était commandant adjoint au chef de la sûreté urbaine des Mureaux. Originaire de Pézenas (Hérault), il aurait cependant effectué presque toute sa carrière professionnelle dans les Yvelines, selon Le Figaro. Il aurait notamment été chef de la brigade anticriminalité de nuit au commissariat de Mantes-la-Jolie. Le quotidien révèle qu’en 2005, « il s’était distingué pendant les émeutes urbaines et avait reçu la médaille d’argent pour acte de courage et de dévouement ». Egalement, l’homme aurait reçu la médaille de bronze en 2008 après avoir secouru, alors qu’il était hors service, une femme qui se faisait agresser.

Passionné de sport et notamment de rugby, il avait été capitaine de l’équipe junior du Stade Piscénois. « C’était un garçon d’une gentillesse extrême, jamais en colère, toujours d’égale humeur qui ne cherchait pas la bagarre », s’est remémoré l’ancien directeur du club, Jean-Claude Carayon dans le Nouvel Obs.

Agé de 42 ans, il était le père d’un garçon de 11 ans, né d’une première union, absent au moment du drame. Il y a trois ans, il avait eu un enfant avec Jessica Schneider. Le jeune garçon a pu être sauvé lundi dernier mais la compagne de Jean-Baptiste est décédée après les coups de couteau portés par le terroriste.

Le Figaro indique qu’elle avait 36 ans et travaillait au commissariat de Mantes-la-Jolie en tant qu’agent administratif. Le journal affirme qu’elle était « extrêmement bien notée » avec « des commentaires dithyrambiques » de la part de sa hiérarchie.

La jeune femme est décrite comme « à l’écoute de tous » faisant preuve d’une « profonde gentillesse ». Au sein des pages du journal Le Monde, Julien Le Cam, secrétaire départemental dans les Yvelines, décrit une personne « très appréciée » et d’une « grande proximité ».