Les agents communaux manifestent. Depuis le mois d’avril, les parents d’élèves (voir notre édition du 13 avril) sont vent debout pour s’opposer à la décision de Laurent Brosse (LR), maire de la commune, de supprimer 18 des 57 postes d’agent territorial spécialisé des écoles maternelles (Atsem). Le jeudi 9 juin, le personnel communal de Conflans-Sainte-Honorine a à son tour manifesté pour dénoncer, notamment, cette mesure.

Près de 200 agents ont réitéré cette action devant la mairie, ce vendredi 17 juin a l’appel de l’intersyndicale CGT – CFDT. Les syndicats parlent unanimement d’un mouvement « inédit sur Conflans » en raison du nombre d’agents mobilisés. « Nous manifestons pour plusieurs raisons, explique Pascal Avondino de la CGT. Il y a la suppression des 18 postes d’Atsem, le non-remplacement d’un agent sur deux qui part à la retraite, le manque de dialogue social et le ras le bol des agents d’être la variable d’ajustement de la mairie. »

200 manifestants ont donné de la voix devant la mairie. Une nouvelle action est prévue le 23 juin prochain.
200 manifestants ont donné de la voix devant la mairie. Une nouvelle action est prévue le 23 juin prochain.

Des agents communaux de plusieurs services de la commune ont répondu présents pour manifester banderoles à la main, scandant « Personnel en colère » et distribuant des tracts aux automobilistes qui passaient devant la mairie. « Le mécontentement des agents est là, aujourd’hui on n’est pas loin de la rupture, estime André Darrigrand de la CFDT. Il y a un vraie solidarité des agents de plusieurs services car aujourd’hui ce sont les Atsem qui sont touchés, mais demain ça pourrait être d’autres services. »

Pendant la manifestation, le maire de Conflans-Sainte-Honorine a reçu une délégation constituée de représentants syndicaux et d’agents. Ces derniers ont notamment proposé à Laurent Brosse d’étaler la suppression des 18 postes d’Atsem sur deux ans. Une demande qui a « reçu une réponse négative de la part de monsieur le maire », indique Pascal Avondino aux manifestants à l’issue de la réunion.

« Je leur ai expliqué que les contraintes financières ne permettaient pas cet étalement, nous précise Laurent Brosse. Mais je leur ai donné des garanties pour l’avenir, notamment sur la gestion des carrières qui est compris dans la Gestion prévisionnelle de l’emploi et des compétences (GPEC), que nous négocierons en septembre. »

Après avoir annoncé aux manifestants l’issue de la réunion entre le maire de la commune et la délégation, Pascal Avondino a soumis au vote, des personnes présentes devant la mairie, la poursuite du mouvement. Un « oui » général lui a été répondu et une nouvelle action est donc prévue ce jeudi 23 juin devant la mairie.