Une vingtaine d’acteurs de terrain chantelouvais ont reçu la formation « valeurs de la République et laïcité » la semaine dernière. L’objectif du gouvernement à l’échelle nationale est de former 10 000 personnes par an au cours des deux prochaines années.

La première du genre dans les Yvelines a eu lieu la semaine dernière à l’Espace emploi entreprise de Chanteloup-les-Vignes, où deux délégués du préfet sont venus dispenser cette formation pendant deux jours. Une vingtaine de personnes qui interviennent auprès des habitants été présentes, notamment des employés de la ville, de la communauté urbaine mais aussi du monde associatif.

Hélène Geoffroy, secrétaire d’État auprès du ministre de la Ville, a fait le déplacement pour échanger avec les participants mardi 21 juin. « Pendant cette formation, on va redire, réexpliquer ce que sont les valeurs de la République et le principe de laïcité, dont on a pensé longtemps que c’était des évidences, explique Hélène Geoffroy. Or il y a une attente d’avoir une définition pour mieux l’expliquer derrière. »

Et la secrétaire d’État d’ajouter, « On ressent une demande d’être formé sur ces sujets-là. Sur la question de la laïcité, l’approximation est souvent de mise, il faut donc qu’on se réapproprie ce principe et expliquer à tous pourquoi on a intérêt à l’appliquer. »

Chez les participants, proches du public, la volonté d’avoir les mêmes bases, sur ce que la loi française interdit ou non, a été souvent citée lors de l’échange avec Hélène Geoffroy. « Cette formation est intéressante car elle explique la laïcité à l’essentiel des acteurs de la ville, son cadre légal et ses limites, apprécie Fabrice Linares, participant à la formation et directeur du centre social Grains de soleil. Ça nous permet d’avoir une même définition pour interagir sur le territoire. »

Une formation qui allie temps d’échange sur le vécu, théorie et cas pratique. « Cette méthode en plusieurs parties contient des parties historique, juridique et après nous faisons une mise en situation en groupe, détaille Caroline Bray, déléguée du préfet. On les aide à résoudre des problématiques de terrain, des situations où ils ne savent pas forcément se positionner. »

« Dans le cas concret par exemple d’une jeune fille qui vient pratiquer une activité avec un foulard sur la tête, est ce qu’on a le droit de lui dire : non tu ne peux pas pratiquer, cite notamment Zakaria Attou, responsable du service des sports de Chanteloup-les-Vignes. C’est une question importante. »