Dans les Yvelines,ils sont actuellement 350 jeunes de 16 à 25 ans volontaires du service civique, qui permet pendant six à huit mois d’exercer une mission dans une association ou une collectivité publique contre une indemnité mensuelle de 467 euros. Quarante d’entre eux ont été accueillis par le préfet la semaine dernière, afin d’échanger sur leur engagement dans l’une des 250 structures yvelinoises agréées.

Chez les jeunes, pas timides pour un sou, l’on perçoit la crainte de ne pas trouver d’emploi ensuite. Le service civique, lui, n’est pas forcément vécu comme un engagement. « L’opportunité s’est présentée à moi. C’est un peu comme un stage, mais plutôt dans des associations », estime ainsi Karounga, 21 ans. Lui qui souhaite devenir éducateur sportif fait son service au Club sportif d’Achères.

Quant au préfet Serge Morvan, s’il a beau arriver en retard, visite ministérielle impromptue oblige, il ne cache pas son enthousiasme. « Ce temps passé au service civique ne peut être qu’une expérience valorisable, pour avoir un travail dans un secteur qui vous plaira, avance-t-il. Et, pour certains d’entre vous, vous saurez ce que vous ne voulez pas faire. »