Fin juin, Emmanuelle Cosse, ministre du logement a annoncé la signature d’un arrêté permettant d’étendre l’encadrement des loyers à 412 communes de l’agglomération parisienne, dont 89 villes yvelinoises. Une décision qui pourrait ne pas avoir beaucoup de conséquences sur les prix des loyers dans la vallée de Seine.

Selon les propos recueillis auprès des professionnels de l’immobilier : « les prix des loyers restent stables puisqu’un encadrement des loyers est déjà en cours ». En effet, un décret paru en juin 2015 encadrait déjà les loyers, aussi bien pour les logements nus que meublés. Ceci afin de venir renforcer la loi Alur, qui date quant à elle de mars 2014, et qui annonçait cette mise en place pour venir pallier le déséquilibre marqué entre l’offre et la demande de logements.

Dans les agglomérations concernées, le préfet fixe un loyer de référence par m² de surface habitable, selon des données produites par un observatoire. Le bailleur a cependant la possibilité de fixer un prix supérieur au loyer de référence en appliquant un « complément de loyer », selon les caractéristiques de la localisation ou le confort du logement.

Cet observatoire n’était pas encore mis en place dans les Yvelines, puisque l’Olap (« observatoire des loyers de l’agglomération parisienne », ndlr) se contentait d’analyser les loyers sur Paris intra-muros. Grâce à l’arrêté paru en juin dernier, les compétences territoriales de l’Olap s’élargiront donc à de nouvelles communes, leur permettant ainsi de remettre des analyses détaillées avant début 2018.

Le constat des agences de location reste le même : « même si les propriétaires font des efforts pour aligner leurs prix, les loyers restent élevés par rapport à ce que gagnent les foyers ». Le futur encadrement des loyers pourrait peut-être rendre les loyers plus abordables. Du côté des compléments de loyer, l’association UFC-Que Choisir reste vigilante et confirme qu’il y a un « renforcement de la protection du locataire » aussi bien par les associations que la législation.

En revanche, même si certains propriétaires pourraient abuser des compléments de loyer, invoquant un confort supérieur ou une situation géographique privilégiée, et faire ainsi augmenter le loyer moyen dans les agglomérations de la vallée de Seine, peu de locataires s’opposent encore juridiquement à de telles pratiques.

Plus d’entreprises sur le territoire

Du côté des entreprises, « le nombre de dossiers d’agréments pour les locaux d’activités sont en hausse sur le territoire Ile-de-France », selon les derniers chiffres publiés par la Préfecture. En clair, de plus en plus de sociétés choisissent de venir s’implanter en banlieue et en grande banlieue. Un constat qui reste valable sur le territoire de la vallée de Seine. Une augmentation que l’association UFC-Que Choisir explique peut-être par « un attrait pour la fibre optique », particulièrement bien développée sur le territoire, même si celle-ci a tardé à s’installer.