Deux des quatre unités de la centrale thermique au fioul d’EDF seront arrêtées dès le printemps prochain, et les deux autres en 2018. La CGT a bien dressé jeudi dernier, jour de l’annonce au comité central d’entreprise, de grandes banderoles noires sur la façade de la centrale, mais les salariés ne se font pas d’illusions. Annoncée comme probable en février dernier, la décision est désormais définitive et officielle.

« Le processus était engagé depuis quelques mois […] les salariés seront redéployés, notamment vers le parc nucléaire, explique Julien Lambert, représentant syndical CGT de la centrale. La surprise était en février alors qu’au début, la perspective de fermeture était en 2023. Nous serons très vigilants à la continuité du processus engagé pour la reconversion du site. »

Après la fermeture, le démantèlement doit durer une décennie, tandis qu’EDF « étudie tous les projets » pour la suite, les élus locaux et la CGT souhaitant la continuité d’une activité industrielle. La direction de la centrale garantit qu’aucun licenciement n’aura lieu chez les 200 salariés, tandis qu’elle assure essayer de maintenir une partie des 70 prestataires présents sur le site.