Ils étaient plus d’un millier à s’être massés dans les tribunes du stade Jean-Paul David pour apercevoir d’anciennes gloires du football français. L’opposition entre le Variétés club de France (VCF), et une sélection de Geodis (filiale du groupe SNCF, Ndrl) a permis de récolter 17 050 euros. Une somme remise au profit de l’opération + de vie, présidée par Bernadette Chirac et de l’association Urma, parrainée par Laurent Blanc.

Il y avait comme un air de nostalgie dans les travées de l’enceinte du quartier du Val Fourré, vers 19 h, lorsque Deschamps, Karembeu, Wiltord, Dacourt et consorts ont posé le pied sur la pelouse. Nostalgie aussi, de croiser une Bernadette Chirac fatiguée, mais bien présente sur le banc, en première période, aux côtés de Jacques Vendroux, le manager du VCF : « Quand elle est rentrée dans le vestiaire, les joueurs se sont levés et ont applaudi, elle fait partie de notre famille.»

Dans les tribunes, la présence des champions du Monde 1998 et d’Europe 2000, a suscité beaucoup d’enthousiasme. En famille ou entre amis, tous s’étonnent de la condition physique de l’actuel sélectionneur Didier Deschamps et du sens de placement du « président » Laurent Blanc. Il faisait d’ailleurs sa première apparition publique depuis qu’il a quitté le Paris-Saint-Germain cet été. Etonnamment, le stade Jean-Paul David a réservé un accueil des plus chaleureux à Christian Karembeu, ovationné à son entrée sur le terrain. Pour son coéquipier, le gardien Vincent Magniez, cette reconnaissance est méritée : « Il a l’un des plus beaux palmarès du foot français et c’est un mec simple, généreux et d’une gentillesse rare.»

Une Bernadette Chirac fatiguée a assisté à la premiere période depuis le banc de touche, aux côtés de Jacques Vendroux et Fabien Onteniente.
Une Bernadette Chirac fatiguée a assisté à la premiere période depuis le banc de touche, aux côtés de Jacques Vendroux et Fabien Onteniente.

Seul homme politique ayant enfilé short et crampons, Karl Olive, maire de Poissy (LR) et membre du « Variétés » depuis 2002, a, lui, souhaité remercier Pierre Bédier (LR) et Michel Vialay (LR), « pour avoir offert du rêve aux Mantais et Yvelinois ». C’est d’ailleurs l’édile de Mantes-la-Jolie qui a remis le chèque de 17 050 euros aux deux associations qui luttent pour plus de solidarité vis-à-vis des personnes âgées ainsi que pour la recherche sur les mouvements anormaux de l’enfant. « La solidarité n’est pas un vain mot » a-t-il conclu.

En quittant l’enceinte sportive, un enfant interpelle son père : « Tu avais quel âge quand ils ont été champions du monde ? ». L’assistance sourit. Le score (3-3), lui, restera anecdotique. Ce soir-là, à Mantes-la-Jolie, l’essentiel était ailleurs.