« Le Cac, une énergie associative au service de la culture : stop ou encore ? » Tel était le thème de la réunion publique organisée ce lundi 17 octobre par une direction du Centre d’action culturelle (Cac) Georges Brassens inquiète face à de potentielles futures difficultés financières (voir La Gazette du 21 septembre). La mobilisation a été conséquente pour cette réunion publique, avec près de 200 personnes présentes.

L’objectif est d’ « échanger pour porter la parole des usagers du Cac auprès des politiques », explique en préambule Claire Guerin, directrice du Cac. L’idée de faire appel au mécénat a par exemple été évoquée par le public (voir encadré).

Parmi les participants se trouvaient des artistes, bénévoles, responsables associatifs… pas venus seulement de la commune. A la question de Stéphane Bernard, trésorier du Cac (et par ailleurs représentant local d’EELV Ndlr), « Qui ne vient pas de Mantes-la-Jolie ? », plus de la moitié de la salle a ainsi levé la main.

Près de 200 personnes sont venues assister à la réunion publique.
Près de 200 personnes sont venues assister à la réunion publique.

En référence à la perte des subventions de la Direction régionale des affaires culturelles d’Ile-de-France (Drac) en 2015, puis du conseil départemental en 2016, Claire Guerin indique que ce sont « des signaux qui nous inquiètent ». « Mais à l’heure actuelle, la situation n’est pas aussi grave qu’en 2012 car les dépenses ont réduit, avec deux départs à la retraite pas remplacés et un licenciement économique », détaille la directrice.

« On est là parce qu’on aime le Cac, a insisté un participant pendant le temps d’échange. Qu’est ce qu’on peut faire ? » Ce à quoi Claire Guerin répond, « Il faut rester « groupir », vous êtes nombreux ce soir, ça nous touche. Ce qu’on veut, c’est maintenir la mobilisation. Il faut avoir conscience qu’un projet comme le Cac est fragile, et chacun doit porter l’idée qu’il est important. »

« Par rapport au nombre de gens [qui ne viennent pas] de Mantes-la-Jolie, il faut que les élus des autres communes se rendent compte de l’importance du Cac », estime Stéphane Bernard. Pour cela, un adhérent gargenvillois du Cac a émis l’idée que leur soit « communiqué la liste [des adhérents] commune par commune pour aller voir [leurs] élus par groupe, et leur dire que c’est important de soutenir le Cac ». Une proposition qui a reçu en réponse des applaudissements massifs de la salle.

L’idée du mécénat soulevée

Pendant la réunion publique du lundi 17 octobre, pour faire perdurer le Cac, plusieurs participants ont lancé l’idée de faire appel au « mécénat, avec des entreprises qui peuvent soutenir ». Claire Guerin, la directrice du Cac, a confié qu’elle « aimerait qu’on réfléchisse sur une méthode où on ne ferait appel, pas que aux entreprises, mais à tous ceux qui pensent que [le Cac] est important ».

Elle évoque notamment la piste « de prélèvements mensuels de quelques euros ». Cependant, au fil des échanges suivants, Claire Guerin complète : « Je pense effectivement qu’il faut qu’on aille vers plus de privé mais quand on défend un projet d’intérêt général, il faut aussi que les collectivités participent .»