Vingt-neuf mois de mandat et puis s’en va. Jeudi 29 septembre, Valérie Henriet a démissionné de sa charge d’adjointe à l’urbanisme. Une démission qui n’a pas manqué de faire réagir les élus d’opposition : Andrésy énergies renouvelées (AER) fustige « plus de deux ans d’errements à l’urbanisme qui affaiblissent la majorité ». Le maire Hugues Ribault (LR) juge ce commentaire « inapproprié et lamentable ».

C’est lors d’une allocution au conseil municipal de rentrée, le 29 septembre, que Valérie Henriet propose sa démission. Elle en avait informé, au préalable, Hugues Ribault : « Elle a changé d’emploi recemment pour un poste plus prenant, qui ne lui laisse pas beaucoup de temps pour sa charge d’adjointe » nous a-t-il confié. Des raisons d’ordre familial auraient fini de convaincre celle qui est responsable en communication dans la vie civile.

Dans un communiqué paru le 16 octobre dernier, AER déclare qu’Hugues Ribault « a poussé son adjointe vers la sortie, après 29 mois d’errements caractérisés par l’absence de cette dernière à des réunions et commissions très importantes ». Des absences qui ne passent pas pour Lionel Wastl (EEVL), premier conseiller du groupe d’opposition, « alors même qu’un travail est mené depuis de nombreux mois sur le Plan local d’urbanisme (Plu) ». L’opposition conclut à « une incapacité pour l’équipe municipale actuelle de gérer cette commune de 12 000 habitants, du fait de son incompétence  ».

Jugeant cette réaction « lamentable » et « ras les pâquerettes », le maire a indiqué ne pas vouloir réagir publiquement à ces accusations. Il ajoute que les choses se sont très bien passées avec son adjointe. Elle reste d’ailleurs conseillère municipale au sein de la majorité et devrait continuer de sièger à la commission d’urbanisme. Valérie Henriet est remplacée par Jean- Claude Anne, un retraité « expert des questions en développement urbain » d’après Hugues Ribault. Il occupait déjà le poste d’adjoint à l’urbanisme lors de la précédente mandature.