« On se retrouve enclavés entre la voie ferrée, Marlux, le port : ça va être un enfer ! » Les futurs voisins du port de Limay n’ont pas mâché leurs mots jeudi dernier, lors de l’atelier de concertation organisé par Ports de Paris. L’établissement public prévoit d’étendre le port actuel de 32 ha vers l’Ouest et le Nord. Les habitants d’une vingtaine de pavillons, au Nord du boulevard Pasteur, ont donné de la voix.

Ils ne sont pas concernés par les expropriations, à venir en 2020 si les négociations échouent avec environ 80 autres riverains habitant, eux, dans la zone de l’extension. Mais ils craignent pour leur cadre de vie et la valeur de leurs biens. Alors, ils auraient aimé pouvoir vendre, et certains s’estiment coincés. « Beaucoup ne veulent pas rester ! […] On aura des entreprises en face, personne ne voudra acheter », a ainsi protesté une habitante.

« Ca prouve qu’on veut sauver le maximum d’habitats. Comment vivre dans des conditions au moins équivalentes à ce que vous avez aujourd’hui ? C’est le but d’aujourd’hui, répond Mariusz Wiecek, directeur de l’agence Seine aval à Ports de Paris. Ce n’est pas un enfer […] Vous avez la main libre, vous pouvez rester ou partir. »