Nationalement, le mouvement de grève protestait contre la mise en place des Groupements hospitaliers de territoire (GHT) et les réformes structurelles de la santé publique. Localement, les 68 grévistes manifestaient surtout leur colère contre les conséquences de la seconde année du plan de retour à l’équilibre imposé par l’Autorité régionale de santé (ARS) au centre hospitalier François Quesnay.

« Le personnel est épuisé. Nous n’avons plus le temps de prendre en charge les patients, s’emporte devant l’hôpital Bernard Landais, délégué syndical FO. Ils aiment leur hôpital et ce qu’ils font, mais les conditions sont dégradées. Il faut que ça cesse, on veut des moyens de travailler correctement. »

Au premier janvier, l’établissement comptait environ 1 500 agents et 200 médecins, pour approximativement 700 lits, selon l’intersyndicale CGT-FO (qui réprésente plus de 80 % du personnel hospitalier hors médecins, Ndlr). « Avec les contractuels pas remplacés, ce sont environ 200 suppressions de postes cette année, déplore le délégué du personnel. Et il y a eu 107 fermetures de lits, pour 17 créations (avec l’arrivée du service d’oncologie déménagé de l’hôpital de Meulan-Les Mureaux, Ndlr). »