La réflexion a duré deux ans et sera débattue au conseil municipal du 12 décembre prochain. Michel Vialay, maire de Mantes-la-Jolie a fait le choix de demander à avoir une police municipale armée. Elle devrait l’être « pour fin 2017, le temps d’effectuer la formation nécessaire. » A Mantes-la-Jolie, la police municipale compte 50 agents. Tous ne suivraient pas forcément la formation, « elle concernerait principalement ceux sur le terrain. Pour l’instant nous ne pouvons pas donner le nombre exact d’agents », détaille Michel Vialay. L’installation de nouvelles caméras de vidéosurveillance est également au programme (voir encadré).

Le maire souhaite également donner de nouveaux moyens à ses agents : «  Dix nouveaux collaborateurs vont être recrutés dans le courant de l’année 2017 pour renforcer la police municipale et le service prévention. » Une brigade canine devrait également voir le jour, avec le recrutement de deux chiens. Des moyens humains, mais aussi technologiques, avec « une radio avec un système de géolocalisation et de nouvelles voitures ». Le tout pour 3,3 millions d’euros. Un budget qui « sera en augmentation l’an prochain ».

Une décision justifiée par une « demande des agents, détaille Michel Vialay. Ils souhaitent disposer d’un moyen de dissuasion efficace ». Le maire constate également que « les habitants s’interrogent. Ils se demandent quelle capacité a la police municipale pour les protéger. »

Pour autant, si Michel Vialay souhaite un renforcement de la police municipale et de ses moyens, pas question pour le maire d’empiéter sur le territoire de la police nationale. « La police municipale a pour moi une mission de sécurisation des personnes et des biens, complète-il. Même si ses missions doivent évoluer, tout cela se fera en cohérence avec les missions de la police nationale. » L’édile a d’ailleurs rédigé un courrier au ministère de l’Interieur concernant cette question pointant « le manque de moyens et d’effectifs de la police nationale. »

Un nouveau dispositif de vidéo-surveillance

Michel Vialay prévoit également l’installation de nouvelles caméras, qui viendrait compléter la cinquantaine de caméras déjà installées. «Il n’y aura pas d’attention particulière sur un quartier, précise le maire, on sera sur du un tiers par quartier. » Ce dispositif permettra en revanche, « de redéployer la police municipale là où il n’y a pas de caméras ».

Une décision qui pourrait ne pas plaire à tout le monde. Le 9 novembre dernier, lors d’une réunion publique dans le quartier des Garennes, Michel Vialay s’est fait interpeller sur cette question. Une administrée a notamment raconté avoir vu des jeunes s’en prendre à une caméra. Caméra ensuite remplacée avant d’être à nouveau vandalisée. « Cela sert-il vraiment à quelque chose de les remplacer à chaque fois, c’est avec l’argent de nos impôts que tout ceci est financé? », avait-elle demandé.

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