La semaine dernière, à l’occasion des 40 ans de l’entreprise d’insertion Aptima, l’économie circulaire était mise à l’honneur à Mantes-la-Jolie. S’il était question de développement durable, la question de l’emploi d’insertion et sa pérénnisation a également été posée.

Lors de la table ronde, c’est un employé d’Aptima qui demande : « Comment retrouver un emploi après les deux ans d’insertion ? » Il évoque le cas « de collègues », qui « n’ont pas eu de suivi et se sont retrouvés au chômage ». Philippe Lerouvillois, président de l’entreprise d’insertion Valo’ à Florange (Moselle), approuve et parle même « d’innovation sociale à mettre en place », pour aider à « retrouver un emploi pérenne ». « Il faudrait valoriser les formations réalisées lors des missions d’insertion », ajoute-t-il.

Pourtant, des solutions sont mises en place pour assurer un suivi. Louis Huber, directeur du magasin But de Buchelay, « parraine », avec d’autres chefs d’entreprises et des artisans, des « salariés d’Aptima ». Il organise également « des simulations d’entretiens d’embauches » avec ses filleuls. « Ne peut-on pas imposer des clauses sociales lors des appels d’offres ? » , questionne Philippe Lerouvillois. Philippe Pascal, directeur de l’agence Activit’Y (agence d’insertion du Département, Ndlr) répond que « c’est une piste de travail à envisager lors des appels d’offres. »