Toute la semaine passée, l’équipe nationale de rugby du Maroc a usé ses crampons sur les terrains de Mantes-la-Jolie. Une semaine de préparation qui a rassemblé l’équipe marocaine en vue de sa participation à la première édition d’un tournoi tri-nations qui se déroule en Algérie du 17 décembre au 25 décembre. C’est la deuxième fois que les internationaux marocain se rendent à Mantes-la-Jolie pour s’entraîner.

A l’origine, la sélection marocaine devait s’entraîner à Marcoussis (Essonne), le fief des rugbymen français. Cela ne pouvant se faire au dernier moment, c’est grâce au concours de Mohammed El Maatouk, natif de Mantes-la-Jolie et entraîneur au centre de formation du Stade français, que les rugbymen marocains ont pu trouver les terrains mantais pour travailler leur jeu.

« Je voulais partager ma réussite avec cette ville », explique Mohammed El Maatouk. « On est tombé amoureux de Mantes, complète Boubekar Boujouala, manager de l’équipe. Les gens sont sympathiques, les terrains sont magnifiques et on est proche de tout. »

Une équipe marocaine jeune pour préparer l'avenir de la discipline dans le pays.
Une équipe marocaine jeune pour préparer l’avenir de la discipline dans le pays.

A partir du lundi 12 décembre, les 19 rugbymen en déplacement à Mantes-la-Jolie ont donc travaillé principalement « la tactique, les combinaisons d’équipe, et tous les détails avant le départ en Algérie »,détaille Boubekar Boujouala. L’objectif est à long terme pour la sélection marocaine, avec une équipe résolument jeune : tous les joueurs sélectionnés ont entre 18 et 23 ans.

« L’objectif est de structurer cette jeunesse pour construire l’avenir », explique le manager avant de préciser que dans le groupe, « beaucoup des joueurs [marocains] évoluent dans un bon niveau en France ». En effet, plusieurs de ces internationaux marocains évoluent dans les équipes espoirs du Stade français, de Perpignan, Clermont-Ferrand ou encore Agen.

Le 15 décembre dernier, l’équipe marocaine s’est donc envolée pour Oran en Algérie, où elle affrontera les équipes d’Algérie et de Tunisie. « Le rugby africain est dur, surtout pour les matchs à l’extérieur, souligne Boubekar Boujouala pour qui « ça va être un beau tournoi ». Côté l’ambition, le manager ajoute que malgré « une équipe jeune […] on ne part pas pour rester les bras croisé ». Il pourra pour cela compter sur « des joueurs de caractères », « une bonne ambiance de groupe », et « des joueurs de potentiel ».