Jeudi dernier, la direction du cimentier Calcia a annoncé la suppression d’une quarantaine d’emplois (soixante postes sont supprimés dont environ 40 sont aujourd’hui occupés, Ndlr), aux représentants du personnel du siège de Guerville. Ce dernier, les Technodes, compte environ 350 salariés. L’entreprise, dont la maison-mère italienne Italcementi a été rachetée par l’allemand Heidelbergcement, argue d’une conjoncture morose dans l’industrie du ciment.

« Depuis 2007, nous avons une baisse régulière et importante de l’activité, avec un chiffre d’affaires en retrait de 30 % et un résultat d’exploitation en retrait de 73 %, justifie la direction des Technodes de cette réorganisation qui va aussi aboutir au remaniement de l’organigramme du siège. On ne va jamais retrouver l’âge d’or des années où on faisait 25 millions de tonnes de ciment, la tendance est de 17 millions au niveau français. »

Le Plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) devrait être signé dans les prochaines semaines après « un processus de concertation » avec les organisations syndicales. Les suppressions de postes doivent se faire sans licenciements secs, avec des départs volontaires ou en pré-retraite. Toutes les fonctions sont concernées, des directeurs aux employés en passant par les cadres.