C’est un sport souvent méconnu et peu médiatisé. Pourtant, le twirling bâton fait de nombreux adeptes en France et notamment dans les Yvelines. En vallée de Seine, des clubs existent notamment à Carrières-sous-Poissy, Mantes-la-Jolie, Porcheville, Mantes-la-Ville, ou Andrésy. Ce dernier se retrouve d’ailleurs souvent sur le devant de la scène nationale de la discipline (voir encadré).

« Ce sont des heures et des heures de travail », insiste Jean-Baptiste Dupont, président du twirling club d’Andrésy. Ce mardi soir, au complexe sportif Stéphane Diagana de la commune, le silence règne pendant une séance d’entraînement où le sérieux est palpable. Chacun des athlètes, des jeunes filles mais aussi un garçon, répète inlassablement, seul, en duo ou en équipe.

Sous les conseils de leur entraîneuse, qui est également la fille de Jean-Baptiste Dupont, ils s’entraînent à exécuter les mouvements qui constituent leurs différentes chorégraphies.
Le président du club, aidé par quelques bénévoles passionnés, souligne que le twirling « demande de la discipline, de la rigueur et de l’assiduité ».

Plusieurs des twirleurs présents ce soir-là s’acharnent à réaliser un « lancer illusion » le plus parfait possible. Cette figure est l’une des plus difficiles du twirling bâton. Elle consiste à lancer le bâton en l’air, tout en réalisant, sous ce dernier virevoltant, plusieurs rotations en grand écart et en appui sur une jambe.

« C’est un mélange de trois disciplines, détaille Jean-Baptiste Dupont du twirling bâton. Il faut être bon danseur, bon en gymnastique, et il faut arriver à capter le maniement en bâton. C’est l’association de ces trois disciplines qui donne le twirling bâton. » Et contrairement aux « idées reçues, c’est un sport intense sur un temps très court », note le président du club.

« Ma femme a créé le club en 1989, et la première année, on avait quatre ou cinq gamines, dont deux étaient nos filles », se souvient Jean-Baptiste Dupont. Depuis, le nombre de licences n’a fait que croître.
« Le club a pris son envol quand on a mis les pied dans ce gymnase en 2010. » Le complexe sportif Stéphane Diagana offre en effet une hauteur sous plafond suffisante pour permettre aux twirleurs de pratiquer.

Le twirling club d’Andrésy compte désormais « 115 licenciés », ce qui en fait, « avec Choisy-le-Roi, l’un des deux plus gros de France en nombre de licenciés ». Également président du comité Yvelinois de twirling bâton, et depuis le début de l’année du comité régional, il pointe l’augmentation du nombre de twirleurs : « On compte environ 2 760 licenciés en Île-de-France, c’est la première fois qu’on en a autant. »

Si le twirling bâton est en grande majorité féminin, « c’est un sport mixte », confirme le président du club, qui précise que « 9 % des licenciés » sont des hommes. « Dans une équipe, on peut mélanger les garçons et les filles, il n’y a que en soliste où ils n’évoluent pas ensemble. » Et Jean-Baptiste Dupont d’ajouter que cela peut donner « de l’originalité […] dans les chorégraphies ».

Andrésy, club de champions

Chaque twirleuse travaille pendant des heures pour arriver à maîtriser à la perfection son sport.

Le twirling club d’Andrésy peut compter sur de nombreuses graines de champion pour rayonner à travers la France et même au-delà. Une réussite à mettre sur le compte d’une équipe encadrante passionnée. Celle-ci a par exemple réussi à faire venir des entraîneurs de « premier ordre ».

Parmi les champions andrésiens, le nom de Maïlys Camus est souvent évoqué. Et pour cause, la jeune femme a déjà été deux fois championne de France et a obtenu la sixième place lors des derniers championnats du monde d’août dernier en Suède.

De nombreux autres licenciés défendent également les couleurs andrésiennes en étant souvent qualifiés pour les finales du championnat de France dans les différentes catégories. « L’été prochain, pour la Coupe du monde en Croatie, on va emmener huit ou neuf athlètes », précise Jean-Baptiste Dupont, président du club andrésien de twirling bâton.