Une nouvelle fois, les usagers du RER A entre Maisons-Laffitte et Cergy-le-Haut (Val d’Oise) ont connu des retards sur leur trajet, lundi 6 février. Mais cette fois-ci, les motifs du retard étaient un peu différents des pannes de matériel car liés à un animal. Le fautif a été capturé et rendu à son propriétaire vendredi 10 février.

Lundi, vers 17 h 10, un animal s’échappe de son enclos, situé dans la forêt de Saint-Germain-en Laye, à proximité d’Achères Grand Cormier. L’animal sera identifié comme « un mouton d’Ecosse », par la SNCF sur le blog du RER A. Sur les réseaux sociaux, la colère gronde, le trafic étant totalement interrompu entre Cergy-le-Haut et Maisons-Laffitte dans les deux sens. « C’est un challenge, 3 h aller et 3 h au retour », témoigne cet utilisateur sur Twitter.

Sur le blog, l’entreprise rappelle que « les agents SNCF ont un métier polyvalent, mais ne savent pas forcément comment approcher facilement, puis capturer un animal apeuré » et évoque « des mesures spécifiques », prises en concertation avec les sapeurs-pompiers. Le trafic est resté perturbé jusqu’à 20 h 15.

Un bélier de 35 kilos a perturbé le trafic entre 17 h 10 et 20 h 15 le 6 février. Il a finalement été rendu à ses propriétaires le 10 février.

Le 10 février, le coupable, un bélier de 35 kilos, a été capturé. « Il avait été perdu par une association », détaille l’entreprise, sollicitée par La Gazette pour cette opération. Dans la matinée, des bénévoles de cette association, ainsi que du personnel de la SNCF se sont associés pour retrouver ce « mouton errant ».

Depuis la mi-janvier, il gambadait dans la forêt de Saint-Germain-en-Laye et aurait perturbé « une dizaine de trains ainsi que des milliers de voyageurs », rappelle la SNCF. Qui poursuit : « Sa proximité avec les voies pourrait s’expliquer par la présence des randonneurs le week-end. Effrayé, il se rapproche des voies. »

Le dispositif de capture a été mis en place dès 7 h 30. Un vétérinaire a localisé le bélier et l’a endormi avec une flèche anesthésiante. « Le produit a mis du temps à agir, il a ensuite fallu le retrouver dans la forêt », précise l’entreprise. Le mouton a ensuite été rendu à l’association, son propriétaire. « Il a eu de la chance. A Nanterre deux moutons ont été heurtés fin janvier. »

L’entreprise appelle désormais à la vigilance des propriétaires et des associations :« On aimerait que ça se calme au niveau des divagations d’animaux. » Sur son blog, elle avait également rappelé que les clôtures bordant les voies sont la cibles régulières « d’actes de vandalisme ».