Depuis le mois de décembre, les Mantais peuvent les entendre depuis le centre-ville. Plusieurs fois par semaine, et plutôt en début de soirée, le quartier du Val Fourré est survolé par des hélicoptères dans le cadre d’une « expérimentation de sécurité renforcée », explique Le Parisien. Un dispositif approuvé sur le fond par le maire Michel Vialay (LR).

Le dispositif prévoit également, selon le quotidien francilien, un déploiement plus important des forces de l’ordre avec l’arrivée d’une quarantaine de CRS dans la commune. Il préconise également l’utilisation de drones et de voitures équipées du système de détection des plaques d’immatriculation de voitures volées.

Une expérimentation qui pour le Parti communiste Français vise à « stigmatiser une commune toute entière et l’ensemble de ses habitants assimilés de fait à des délinquants », fait-il savoir par communiqué le 23 février dernier, fustigeant « un déploiement de forces aveugles ». « Sans aucune concertation j’ai appris un jour qu’à partir du lendemain comme dans d’autres villes il y aurait une expérience de sécurité renforcée », déplore Michel Vialay, de la mise en place de l’expérimentation. Toutefois, l’édile marque son accord sur le fond : « Je pense qu’en tout cas, la population du Val Fourré aspire à avoir de la tranquillité, de la sécurité et qu’il est important de toujours avoir des moyens pour assurer cette sécurité. »

Au mois d’octobre dernier, il écrivait d’ailleurs au Ministère de l’Intérieur « pour dire comment je pensais que notre commissariat de police nécessitait d’être renforcé ». Un renforcement que demande également le Parti communiste Français, demandant par communiqué « une augmentation des effectifs de police nationale permettant la re création de multiples contacts […] avec les habitants ».

Outre Mantes-la-Jolie, ce dispositif est testé dans trois autres communes : à Orly (Val-de-Marne), à La Grande-Borne (Essonne) et dans la cité des Francs-Moisins à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). Contactée par La Gazette, la préfecture des Yvelines a précisé : « Ce dispositif est piloté par la préfecture de police. Cependant, à l’heure actuelle, il n’y a aucune communication. »