Début 2016, le campus EDF, 17 ha et 22 000 m² de bâtiments au coeur des Mureaux, était racheté par le Conseil départemental des Yvelines. Il pourrait un jour être peuplé de co-entreprises sino-françaises de nouvelles technologies, entre autres dans le domaine des transports. Les sociétés chinoises auraient ainsi montré un fort intérêt pour venir s’y implanter lors d’une récente visite en Chine de responsables politiques locaux.

Du lundi 6 au samedi 11 février, son président LR, Pierre Bédier (qui n’a pu commenter l’information dans les délais impartis à la publication, Ndlr), a invité Philippe Tautou (LR), président de la communauté urbaine Grand Paris Seine et Oise (GPSEO), et le maire muriautin François Garay (DVG) à l’accompagner lors de son voyage en Chine, destiné à conclure un jumelage entre son Département et l’agglomération de Shenzhen (voir encadré).

« Le président [du Département] devait signer des accords avec la ville de Shenzhen pour attirer des entreprises aux Mureaux, précisait Philippe Tautou la semaine dernière. L’arrivée de sociétés chinoises doit nous y permettre de développer des activités liées aux nouvelles tehnologies. Ce serait une sorte de pépinière d’entreprises. Ce que j’attends de ces accords, ce sont des retombées sur le territoire. »

Venu avec François Garay pour « montrer aux Chinois qu’il y avait une volonté politique de développer du business avec eux », il note cependant : « On n’en est qu’au tout début d’une histoire, c’est à nous de développer ces contacts, cette relation. » Chez le muriautin François Garay, l’impatience domine. « Il faut qu’on passe à l’état opérationnel, avec les protocoles d’accord et le financement », souhaite ainsi l’édile.

Bientôt un jumelage entre Yvelines et Shenzhen ?

Le voyage en Chine du président du conseil départemental des Yvelines Pierre Bédier avait surtout pour objectif, au-delà du campus EDF muriautin, de mettre en place un jumelage entre le Département et Shenzhen, l’une des agglomérations les plus riches du pays. Située face à Hong Kong, la surface de sa zone économique spéciale d’environ 2 000 km² est légèrement inférieure à celle des Yvelines.

Sa croissance économique, elle, est rien moins que spectaculaire : environ 25 % par an en moyenne depuis 1980. Un jumelage avec les Yvelines constituerait le 83ème réalisé par l’agglomération chinoise. Le Département serait le second en France à se jumeler avec Shenzhen, après la Vienne. Malgré un jumelage dès 1994, « les bénéfices économiques pour le département sont quasi nuls », écrivaient en 2014 les journalistes viennois de La Nouvelle République à l’occasion d’un anniversaire de l’accord.