Depuis vendredi soir, les parrainages des candidats à l’élection présidentielle par les élus locaux et les parlementaires sont définitivement clos. S’ils seront 11 à s’affronter en France pour la législature suprême, seuls six d’entre eux ont été parrainés par des élus de la communauté urbaine Grand Paris Seine et Oise (GPSEO) et de la Communauté de communes du pays houdanais (CCPH).

Des maires aux conseillers régionaux en passant par députés et sénateurs, chacun a ses raisons de parrainer tel ou tel candidat à l’élection présidentielle. Dans le territoire couvert par La Gazette, les parrainages font ressortir les couleurs politiques de chaque secteur, de la diversité des maires des villages du Mantois à l’hégémonie LR de l’Est, en passant par les gauches muriautine et limayenne.

Pour François Fillon, les soutiens sont composés des poids-lourds politiques : il fait le plein de son premier soutien dans le département, l’Aubergenvilloise Sophie Primas (LR), jusqu’à celui qui voulait changer de candidat il y a quinze jours, le maire de Poissy Karl Olive (LR), qui a finalement lui aussi parrainé le candidat de la droite.

Cette carte regroupe tous les parrainages des maires du territoire de couverture de La Gazette, qu’ils aient parrainé en tant que maire comme en tant que parlementaire, conseiller régional ou départemental.

Benoît Hamon, Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon se partagent les soutiens des quelques élus de gauche. « Son programme demeure le plus proche de mes convictions même si je reste en désaccord avec sa stratégie de refus d’alliance avec l’aile gauche socialiste », explique par exemple Eric Roulot (PCF), le maire de Limay (et candidat PCF aux législatives dans le Mantois, Ndlr), de son parrainage du candidat des Insoumis.

« Le comité directeur national du PRG a validé ce jour les termes d’un accord pour les élections législatives avec le parti socialiste, écrit de son côté l’ex-maire de Carrières-sous-Poissy et responsable départemental du parti, Eddie Aït. Suite à cette décision, j’apporte donc mon parrainage de conseiller régional d’Île-de-France à Benoît Hamon. »

Pour certains, pas question de soutenir qui que ce soit, parfois par déception à l’instar du maire de Magnanville Michel Lebouc (DVG). « Mon parrainage restera sur mon bureau, je ne parrainerai personne, indiquait-il ainsi la semaine dernière. Je trouve dommageable que Hamon et Mélenchon ne se soient pas compris, il y a une base commune aux deux. »

Enfin, restent des élus, surtout des communes rurales, qui ont choisi de parrainer soit un Alain Juppé finalement pas candidat, soit une Rama Yade à l’éphémère candidature, soit le peu connu François Asselineau, soit le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan. « Il faut que les petits candidats puissent exprimer leurs idées », a expliqué au Parisien de son parrainage pour Dupont-Aignan le maire de Rolleboise Maurice Boudet (SE), qui ne compte d’ailleurs pas voter pour lui.

Il n’y a pas que les maires qui parrainent

Les maires ne sont pas les seuls à pouvoir parrainer les candidats à l’élection présidentielle. Les conseillers départementaux et régionaux, ainsi que les parlementaires, ont également cette possibilité. Voici les parrainages des élus du territoire de couverture de La Gazette.

Conseillers départementaux
François Fillon : Hélène Brioix-Feuchet (LR), Cécile Dumoulin (LR),Pierre Bédier (LR), Jean-François Raynal (LR).

Conseillers régionaux
François Fillon : Valérie Pécresse (LR), Jean-Luc Santini (LR).
Benoît Hamon : Rama Sall (PS), Mounir Satouri (EELV), Ghislaine Senée (EELV), Eddie Aït (PRG).
Emmanuel Macron : Bruno Millienne (Modem).

Députés et sénateurs
François Fillon : Jean-Marie Tétart (LR), David Douillet (LR), Sophie Primas (LR).
Benoît Hamon : Françoise Descamps-Crosnier (PS).
Emmanuel Macron : Philippe Esnol (PRG).