En juin dernier, les habitants du quartier de la Fontaine, découvraient l’existence d’un projet de 88 logements à l’angle de la rue de la Fontaine et du chemin des Grands heurts. En réaction, l’Association pour la sauvegarde du quartier de la rue de la Fontaine à Andrésy (AS Fontand) a vu le jour en décembre dernier. Elle organisait le 23 mars dernier une réunion publique afin d’alerter les autres riverains sur ce projet.

Comme à Villennes-sur-Seine, où la construction d’immeubles fait débat, les mêmes arguments reviennent : « Ces constructions vont constituer un apport important de population. Il y aura des problèmes au niveau des infrastructures », pointe Annie Laporte, présidente de l’association. Les problèmes de nuisances et de sécurité sont également soulevés.

« Nous avons été naïfs, relève Daniel Joret, membre du bureau. Nous avons cru que l’aire de valorisation de l’architecture et du patrimoine nous protégerait. » Les plus de 80 personnes présentes ont signé une motion destinée au maire Hugues Ribault (LR) lui demandant de « suspendre le projet ».

« Je comprends les peurs et les inquiétudes », s’exprime pour sa part Hugues Ribault (LR), maire. Avant de poursuivre : « C’est une zone pavillonnaire et c’est le premier projet de logements collectifs. Il faut que le tout soit bien intégré et que le projet reste modéré. »

Le lendemain de la réunion publique, une réunion était organisée en mairie, avec le promoteur Promogim, le maire ainsi que des membres de l’As Fontand. Pour ces derniers, la réunion « s’est mal passée », indique ainsi Annie Laporte. « Je ne sais pas s’il y aura un autre rendez-vous », déplore-t-elle de l’attitude « butée » du promoteur.

Un sentiment pas vraiment partagé par l’édile : « Le projet de départ faisait état de 115 logements. Aujourd’hui, ce serait autour de 70. On a bien évolué. » Concernant les craintes autour du stationnement, l’élu précise que « des aménagements seront faits ainsi que pour les trottoirs. »

Présente à la réunion publique, Laurence Alavi, conseillère municipale d’opposition pour le groupe Andrésy énergies renouvelées a appelé « à la mobilisation. Il n’y a que comme cela que vous obtiendrez des avancées. »

« S’il le faut on ira au tribunal, précise Daniel Joret des possibles actions de l’association. Parce qu’aujourd’hui, on se demande si Andrésy, c’est fini ? »