Après l’annonce de l’installation de son futur centre d’entraînement à Poissy, le Paris Saint-Germain doit confirmer le contenu du projet. C’est en ce sens que la municipalité a voté un protocole d’accord lors du conseil municipal du lundi 27 mars. Il a également été voté le 31 mars lors du conseil départemental et devrait être présenté « en mai à la communauté urbaine (Grand Paris Seine et Oise, Ndlr) », d’après le maire Karl Olive (LR). Le club, à travers la société PSG Training Center dont il est gérant, doit également le signer.

L’annonce de l’arrivée du PSG sur le site des Terrasses de Poncy, entre les RD30, RD113 et A13 ; était tombée en juillet dernier. Le club parisien prévoit d’y installer son futur centre d’entraînement et de formation des équipes professionnelles masculines de football et de handball sur une surface de 75 hectares, pour un « investissement de 350 millions d’euros », précise Karl Olive. Ce dernier indique que le club « est actuellement sur la finalisation d’un choix d’architecte et une validation qui aura lieu en mai, nous l’espérons au plus tard. »

Lors du conseil municipal, l’opposition s’est particulièrement inquiétée que la signature de ce protocole se fasse avec la société PSG Training Center et non le club directement. « Ce qui signifie que « juridiquement » le club Paris Saint-Germain n’engage pas sa signature, donc sa présence, dans ce protocole », a regretté la conseillère municipale Tchérylène Mairet (UDI) avant de demander « de reformuler ce protocole avec la signature du club ».

Le centre d’entraînement du PSG sera situé à l’intersection de la RD30, de la RD113 et de l’A13.

Sandrine Dos Santos (LR), première adjointe, a indiqué que PSG Training Center est une société en nom collectif. « Ça veut dire que c’est une société commerciale dont chacun des associés est solidairement et indéfiniment tenu des dettes de cette société, a précisé Sandrine Dos Santos. Donc je pense qu’en matière d’engagement, on peut difficilement faire mieux. » Complétée par Karl Olive qui a expliqué que « le PSG installe actuellement des académies dans le monde entier » et que de la même manière « il y a une société qui est créée dans les pays en question par le PSG. »
Les différents groupes d’opposition ont aussi tour à tour questionné la majorité sur l’avancée du projet. « Est ce que vous avez des craintes à propos de ce projet ? », a même demandé la conseillère municipale Anne-Marie Vinay (PS) au maire, en référence notamment au déplacement de la fourrière située sur le terrain et à l’acquisition foncière. Karl Olive a assuré que « l’ensemble des parcelles ont été acquises ». Quant à la fourrière, elle devrait être « transférée près de la caserne des sapeurs-pompiers sur une surface élargie », affirme l’édile.

Les riverains veulent en savoir plus sur ce projet

Lorsqu’ils ont appris la présentation de ce protocole lors du conseil municipal, les riverains du futur centre d’entraînement du PSG se sont inquiétés du peu d’informations dont ils disposaient jusque-là. Ces Pisciacais habitent les hameaux de Béthemont, la Bidonnière et la Maladrerie et une partie d’entre eux sont membres de l’association BBM (Béthemont – la Bidonnière – la Maladrerie).

« Il faut que l’on soient beaucoup plus impliqués qu’aujourd’hui, en tant que riverains au cœur du projet », estime Jean Mourier, membre de l’association BBM. Les habitants de ces quartiers étaient notamment alertés par « la disparition de voies (d’accès à leurs quartiers, Ndlr) », « les nuisances sonores », « la hauteur maximale des bâtiments », détaille Jean Mourier.

Contacté par l’association, le maire Karl Olive (LR) a indiqué en avoir reçu des membres juste avant le conseil municipal et s’être déplacé chez des habitants « pour les rassurer sur quelque chose qui n’apparaissait pas (sur les plans, Ndlr) : la voie qui est inscrite et viendra rejoindre le rond-point de la Coudraie ». Une démarche appréciée semble-t-il par l’association : « Ça nous a quand même soulagé de voir quelques plans », indique Jean Mourier.

Une réunion d’information a également été organisée lundi 3 avril (après l’envoi en impression de ce journal, Ndlr) pour « présenter le protocole » aux riverains. D’après le maire, un représentant du club devait être présent. D’autres réunions publiques devraient avoir lieu « entre juin et septembre sur l’ensemble de la ville de Poissy », prévient Karl Olive.