Les promoteurs avertis

A l’instar du maire de Poissy Karl Olive (LR), qui le cite d’ailleurs comme inspiration, l’ex-maire de Mantes-la-Jolie et actuel président du conseil départemental des Yvelines, Pierre Bédier (LR), assume les exigences de qualité de la municipalité envers les promoteurs privés. Mardi, il n’a d’ailleurs pas hésité à distribuer bons et mauvais points, l’opération Cours des dames constituant « désormais la référence » selon lui.

Le chantier avait été lancé en grande pompe il y a tout juste deux ans : le programme immobilier Cours des dames, situé en plein centre-ville, relie à nouveau par une rue piétonne la place du cinéma à celle du tribunal. Réunis mardi 9 mai pour son inauguration officielle, responsables politiques, promoteurs privés comme premiers habitants des 146 appartements, tous en saluent la qualité.

« Vous aviez fait une [précédente] opération où vous aviez eu la moyenne, mais pas d’excellence. On peut envisager l’avenir, a-t-il ainsi notamment félicité le président d’Interconstruction. Je dis aux autres promoteurs qui sont là que c’est le standard à Mantes, s’ils viennent faire la même chose, ils sont les bienvenus. […] Je connais un grand promoteur qui, pendant dix ans, n’a pu construire à Mantes… »

« C’est une véritable couture urbaine », se félicite Marc Villand, président du groupe Interconstruction, associé à Altarea cogedim pour ce programme. « Les soubassements sont d’une qualité quasi-irréprochable, ce n’était pas gagné : on a le sentiment du pari tenu », indique le président d’Altarea cogedim Île-de-France, Stéphane Dalliet, des gros blocs de pierre découverts lors du chantier des fondations, blocs qu’il a fallu découper.

Recréant la rue Nicolas Bernier, longée d’un ruisseau artificiel, l’ensemble immobilier comprend 125 logements en accession à la propriété, tous vendus depuis plusieurs semaines.

« Dès 1995, nous avons engagé ce processus. Ca a été très, très long », rappelle le très mantais président du conseil départemental, Pierre Bédier (LR). Recréant la rue Nicolas Bernier, longée d’un ruisseau artificiel, l’ensemble immobilier comprend 223 emplacements de stationnement souterrain et 125 logements en accession à la propriété, tous vendus depuis plusieurs semaines. Vingt-et-un appartements ont également été vendus au bailleur social I3F. Enfin, sept commerces devraient ouvrir au rez-de-chaussée, sur 1 500 m² au total.

« On est fan de cinéma, on est très bien placé », sourit Aurore, nouvelle propriétaire de 31 ans. Elle habitait près de la gare, et, ne voulant trop s’en éloigner, a emménagé il y a deux mois dans un deux pièces de 43 m² et un parking achetés 187 000 euros. Mère d’un enfant, célibataire lors de l’achat, désormais en couple, elle a donc déjà besoin de déménager. « Si on doit racheter, on rachètera dans la même résidence », affirme cependant cette propriétaire, plutôt satisfaite donc.

De l’hôtel au FJT, Pierre Bédier veut rassurer

Face aux nouveaux immeubles, la maison autrefois dévolue au sous-préfet devait être transformée en hôtel trois étoiles. Elle sera finalement réaménagée et étendue afin de devenir un Foyer de jeunes travailleurs (FJT), un incubateur d’entreprises et un restaurant inter-entreprises (déménagé de son emplacement à l’actuel FJT situé rue d’Alsace, Ndlr).

« Je veux rassurer celles et ceux qui s’inquiètent, a plaidé l’ex-maire mantais et président du conseil départemental des Yvelines, Pierre Bédier (LR), face aux habitants présents à l’inauguration. C’est un foyer de jeunes actifs, qui travaillent et cherchent un logement qu’ils n’ont pas trouvé ou qu’ils ne peuvent encore se payer. […] Ca créera de l’animation, mais peu de nuisances. »