« C’était une réunion à moitié positive », explique un riverain de la rue Saint-Martin ce jeudi 4 mai. Deux jours avant, des membres du collectif de riverains pour le Retour du bon sens à Bouafle étaient reçus en mairie. Leur objectif : rétablir l’ancien sens de circulation, modifié par des arrêtés municipaux depuis le mois d’avril 2016. Lors de cette réunion, la mairie a concédé à faire quelques aménagements, mais les habitants concernés restent vigilants.

A l’entrée du village, lorsqu’on emprunte la rue Neuve, un panneau l’indique : « Attention modification des conditions de circulation. » Depuis plus d’un an, il est notamment impossible de descendre la rue Saint-Martin et le sens de circulation des rues Frichet et des Pressoirs a été inversé. Cette décision, la mairie l’a justifié par des travaux d’enfouissement, pour une durée de 26 semaines.

Mais ce que les riverains craignaient, c’est que la mairie profite de ces travaux « pour que le provisoire devienne définitif ». Ce changement, la maire l’avait déjà tenté en 2011. Mais face à l’opposition des habitants, elle y avait renoncé. Et les arguments des riverains sont les mêmes qu’à l’époque : problème de stationnement, de visibilité et de sécurité.

Ce qu’ils regrettent c’est « une absence de logique », souligne une riveraine, également habitante de la rue Saint-Martin. Et de préciser les dangers : « Quand on arrive au stop de la rue Frichet on ne voit pas qui remonte. On est obligés de s’avancer sur le croisement. »

Dans le même temps, un arrêté, définitif cette fois-ci, inversait le sens de circulation des rues Laguillermie, de l’Église, Chaudronniers et Cavernaux. Là, le ton est plus radical : « C’est une catastrophe ! », déplore la riveraine. Elle évoque notamment des Bouaflais qui se seraient fait verbaliser. Ainsi « la vie du village et des commerçants », en pâtit.

La situation devrait toutefois s’arranger dans les premières semaines. « Les rues Saint-Martin, Frichet et des Pressoirs devraient retrouver leur sens de circulation initial vers le 18 mai, détaille un riverain. Mais pour le moment ce n’est que verbal. »