Des adjoints et des inconnus du monde politique local. A l’exception de la neuvième circonscription des Yvelines, où le candidat de la République en marche (REM) n’est pas encore connu, tous sont désormais investis pour les élections législatives. Dans la huitième circonscription, l’investiture de l’adjointe mantaise Khadija Moudnib n’est pas passée inaperçue.

L’autre adjointe municipale investie par REM est la Pisciacaise Michèle de Vaucouleurs (Modem), qui s’éloigne en se présentant dans la septième circonscription. A Poissy ont en effet été investies Natalia Pouzyreff dans la sixième, et Florence Granjus dans la douzième. La première est consultante dans le domaine aéronautique, la seconde est cadre dirigeante chez Pôle emploi.

Dans le Mantois, l’adjointe Khadija Moudnib était, avec son collègue du conseil municipal, Ali El Abdi, animatrice d’un des sept comités locaux d’En marche. Pour l’emporter dans cette circonscription toujours très disputée, elle devra peser face à la députée sortante Françoise Descamps-Crosnier (PS) comme face au maire de Mantes-la-Jolie, Michel Vialay (LR). Mais certains « marcheurs » locaux ne la soutiendront pas, déçus de la voir investie.

« J’ai rejoint En marche car je me reconnais pleinement dans son contrat avec la Nation et dans la vision pragmatique qu’il porte », précisait Khadija Moudnib le 11 mai dernier, jour de l’officialisation des investitures. « Je suis convaincue qu’il saura sortir des blocages idéologiques et dogmatiques, affirme-t-elle ensuite. Je serai la députée de toute la circonscription dans sa diversité : aussi bien celle des villages que celle des quartiers ou des centres-villes. »

Son investiture a fortement déplu à certains membres locaux d’En marche. Christelle Berenger, l’animatrice du Mantois en marche, comité local le plus important avec près de 130 adhérents, a ainsi exprimé son refus de mener campagne pour Khadija Moudnib sur les réseaux sociaux, et sa colère de la voir investie. « Je ne comprends pas comment elle a pu être investie compte tenu des valeurs d’En marche »,
confiait-elle vendredi à La Gazette.

« Je l’ai rencontrée avec son ami et collègue Ali El Abdi (dans le cadre de la campagne présidentielle d’En marche, Ndlr) : pendant 45 minutes, ils ont essayé de me vendre l’équipe municipale et en particulier Pierre Bédier, poursuit-elle. Je suis désolée, je ne peux pas adhérer. » Elle assure qu’elle soutiendra d’autres candidats REM dans les Yvelines, et le candidat sans étiquette Stéphane Hazan (maire de Lainville-en-Vexin, Ndlr) dans le Mantois.