Le premier parcours acrobatique en hauteur de vallée de Seine devrait ouvrir dans la forêt des Grand bois en 2019. Il sera implanté dans la forêt départementale située derrière la mairie de Morainvilliers, et il s’agira du deuxième parcours acrobatique dans des arbres des Yvelines (souvent désigné de manière approximative par le terme accrobranche, voir encadré, Ndlr), après celui de l’Île de loisirs de Saint-Quentin-en-Yvelines.

Aller d’arbres en arbres, de plate-forme en plate-forme, grâce à des ateliers aussi ludiques que sportifs, c’est ce que proposera le projet de parcours acrobatique en hauteur de Morainvilliers, porté par la société Lousanto. Sur environ 1,2 ha de forêt, « 80 ateliers composeront les six parcours », indique Thomas Abouhachem, son gérant, qui bénéficie d’une solide expérience dans le domaine en ayant participé à la construction « d’une vingtaine de parcs acrobatiques en France et en Europe ».

« Vous allez retrouver de l’atelier ludique à l’atelier plus physique : passerelles népalaises, balançoires, ponts de singe, filets à grimper, murs d’escalade suspendus, surfs glissant sur des câbles, sauts de tarzan, et ce que les gens adorent, les tyroliennes, énumère le chef d’entreprise. Il y aura sept tyroliennes dont une qui va faire plus de 150 mètres. » Pour se différencier des autres parcs, ce dernier mise sur « la qualité des ateliers : leurs longueurs, leurs hauteurs et le cadre ».

Un premier parcours sera accessible dès trois ans, pour une première découverte de l’activité, sur lequel « les enfants évolueront dans des filets, sans baudrier, à moins d’un mètre du sol dans des parcours sécurisés », détaille Thomas Abouhachem. Les cinq autres parcours proposeront ensuite une difficulté grandissante pour permettre aux débutants comme aux plus expérimentés d’y trouver leur compte.

Le parcours le plus corsé, le rouge, offrira d’ailleurs un vrai challenge. Il atteindra « 15 mètres de hauteur sur la fin », sera composé « de plus de 20 ateliers », et « même quelqu’un d’aguerri en aura pour plus d’une heure de parcours », assure Thomas Abouhachem. Sur les 1,2 ha de forêt, les six parcours décriront « des cercles de plus en plus gros autour de la zone, annonce-t-il. J’ai essayé de tracer le parc de façon à ce que les gens se perdent un peu en pleine forêt. »

Outre le parcours acrobatique en hauteur, le projet comporte également « une chasse au trésor pédagogique autour de la faune et la flore, où il faudra se diriger d’une balise à une autre, en un temps imparti », explique le dirigeant de Lousanto. La troisième activité proposée sera un saut dans le vide : « On sautera d’une plate-forme à plus de 15 mètres du sol et on aura une sensation de chute libre sur 2,5 mètres, avant d’être descendu ensuite tout doucement au sol. »

Pour la réalisation de ce projet, deux conventions devraient prochainement être signées : l’une avec la mairie de Morainvilliers pour l’implantation du chalet d’accueil sur un terrain communal, et l’autre avec le Département et l’Office national des forêts (ONF) pour l’occupation temporaire du domaine privé où seront installés les ateliers. Dans le cadre de sa stratégie touristique, le Département fait savoir qu’il « soutient ce projet d’installation ».

La maire de Morainvilliers, Fabienne Devèze (LR), si elle confie des interrogations « au début pour des questions de stationnement », se montre également enthousiaste. « Je pense que c’est une activité intéressante qui permet de valoriser un peu de forêt, souligne-t-elle. On ne va pas non plus rechigner à des activités pour nos jeunes. »

Quant au planning du projet, Thomas Abouhachem indique que « les conventions sont en cours de signature ». Selon nos informations, seule l’autorisation en bonne en due forme de l’ONF est encore attendue, bien qu’il ait déjà confirmé que « la mise en place du parcours serait compatible avec le document d’aménagement forestier ». Après ces signatures, le gérant de la société estime qu’il y a « de fortes chances que la construction se passe cette automne pour une ouverture en avril 2019 ».

Parcours acrobatiques en hauteur ou accrobranche ?

Le terme « accrobranche » est souvent le plus utilisé pour désigner à tord un parcours acrobatique en hauteur (PAH). D’après la définition donnée par l’administration française, les PAH « sont des installations durables qui permettent à des personnes d’évoluer d’un point à un autre à l’aide de câbles, que ce soit sur des arbres ou tout autre support naturel ». L’accrobranche, quant à elle, désigne « une activité consistant à grimper dans les arbres à l’aide d’équipements temporaires, souligne le site internet de l’administration française. Après cette activité, les arbres sont déséquipés. Il n’y a donc pas d’installations durables. »