Ils étaient plus d’une centaine de personnes à s’être rassemblées jeudi 15 février à la salle des fêtes pour célébrer le nouvel an tibétain, organisé par l’association La pierre blanche. L’association, qui œuvre à l’intégration et l’insertion d’environ 350 personnes, dont 180 Tibétains, a désormais engagé une réflexion sur son rôle et son dispositif.

« On respire », commente Hugues Fresneau, directeur de l’association, de la situation actuelle. Jusqu’à la mi-décembre, 320 Tibétains avaient été hébergés dans des tentes avant d’être évacués vers des centres d’hébergement à Paris, Cergy (Val-d’Oise) et Saint-Germain-en-Laye. « A notre connaissance, il n’y a pas de campement qui s’est reformé », poursuit-il.

Désormais, les nouveaux arrivés sont orientés directement vers Paris. « Nous en avons vu revenir, mais c’est marginal, souligne Hugues Fresneau. Le fait que les personnes aient des solutions rapides une fois en centre d’hébergement y est pour beaucoup. »

L’association souhaite maintenant se concentrer sur les conditions d’accueils des réfugiés et migrants, notamment au sein du centre d’hébergement d’urgence : «  Cela ne fait qu’un mois qu’on a le chauffage au Pointil. »