Le long de la Seine, il y a désormais peu de balades en forêts, dans les champs ou près des berges du fleuve qui ne se terminent sans croiser fenêtres en PVC, parpaings, encombrants, huiles, appareils électroménagers usagés, solvants ou pots de peinture. Autrefois moins fréquents, moins systématiques, mais aussi moins visibles dans une vallée moins urbanisée, les dépôts de déchets illégaux sont désormais partout, tout le temps, et parfois en grande quantité.

Ces dernières années, l’évolution rapide et dramatique de la situation environnementale de la vallée de Seine ne s’est pas forcément traduite par une prise de conscience. Ce n’est plus le cas : les associations environnementales sont montées tôt au créneau, et bien des élus locaux affrontent parfois seuls un cadre réglementaire qui ne leur permet pas, selon eux, d’agir efficacement pour faire cesser ces dépôts et décharges sauvages.

Cet épineux problème est manifeste, peut-être plus que partout ailleurs, dans l’ex-plaine maraîchère de Carrières-sous-Poissy, Triel-sur-Seine et Chanteloup-les-Vignes. L’agriculture y a été interdite il y a 10 ans à cause de la pollution aux métaux lourds, due à l’épandage des effluents de Paris pendant un siècle. Elle a été remplacée par un réseau francilien d’entreprises du secteur de la démolition, qui y ont déposé illégalement plusieurs milliers de mètres cubes d’ordures et gravats parfois toxiques.

Dans la plaine des boucles de Seine comme dans des dizaines d’autres communes de la vallée, la gravité de la situation est telle que des habitants, des citoyens, se mobilisent seuls afin d’alerter les pouvoirs publics. Les médias locaux sont submergés d’appels à l’aide, en provenance de toute la vallée. L’Etat sera-t-il plus sensible à ces cris qu’à ceux des maires et associations, qui s’époumonent depuis parfois des années ?

Si la majorité des déchets proviennent sans contestation possible du secteur du BTP, il n’est pas le seul fautif, loin de là. Nombre de maires notent ainsi la croissance forte du sentiment d’impunité, se manifestant par l’explosion des dépôts illégaux en provenance de certains commerçants comme de particuliers de moins en moins scrupuleux, y compris parfois en plein centre-ville. L’impuissance manifeste des pouvoirs publics renforcerait cet incivisme généralisé.

Dans le cadre de cette enquête, La Gazette est allée à la rencontre des citoyens, des élus, des associations de vallée de Seine. La plupart d’entre eux, au-delà des entreprises et particuliers délinquants, estiment aujourd’hui que l’Etat et la justice, dont l’inertie est pointée du doigt, doivent prendre leurs responsabilités. Le sous-préfet, représentant de l’Etat, reconnaît que la chose n’est pas une priorité de la police, mais renvoie la balle aux députés en ce qui concerne la réglementation.

Mardi 27 janvier, Les Alluets-le-Roi. Guillaume Camelin, Aubergenvillois de 32 ans, rentre du travail, et s’arrête comme souvent en bord de forêt. Sac poubelle en main, il commence à ramasser. « Cette fois-là, j’ai vu les factures ! J’ai vu rouge, je me suis dit que j’allais les afficher », témoigne-t-il. Il nomme notamment une entreprise de Vernouillet, une autre à Hardricourt, photos des factures à l’appui, et diffuse le tout sur Facebook. Rapidement, la chose est partagée des centaines de fois.

« La dernière fois, j’ai appelé les gendarmes, la plateforme d’appel a botté en touche, ils m’ont dit qu’ils n’avaient pas le temps de traiter ce genre d’affaires », explique cet éducateur « révolté » par les sociétés du bâtiment fautives et le manque de sanctions. « Plus ils laissent, plus ça s’étend, et plus ça incite les gens à le faire, j’ai l’impression que c’est un cercle vicieux », analyse-t-il. Le lendemain, en mairie des Alluets-le-Roi, l’accueil est bon, et les gendarmes locaux, eux, prennent l’affaire en main.

Sortant de l’hôtel de ville, il se filme : « Ca fonctionne, faites-le, ne laissez pas s’en sortir ces salopards qui polluent nos forêts, nos sous-bois, nos clairières ! » Suite à ses publications sur Facebook, il est contacté par une quinzaine de locaux, et ce collectif spontané a choisi l’action. « J’ai acheté un appareil photo pour chasseurs, qui prend des images nocturnes, à détecteur de mouvement », confie-il, bien décidé à faire pleuvoir les plaintes.

« L’action judiciaire est compliquée, il faut faire des signalements au procureur de la République », témoigne un maire rural rapportant « un épuisement » des élus locaux.

« Ca jette l’opprobre sur la profession alors que ça reste marginal, même si ça a un impact majeur sur le territoire », déplore Jean-Luc Gris (SE), maire du village de Gaillon-sur-Montcient, de ces entrepreneurs du bâtiment véreux. « La difficulté n’est pas nouvelle », et d’ailleurs, « les gens [fautifs] s’étonnent quand on leur dit qu’il ne faut pas le faire [car parfois] on ne leur a rien dit pendant 20 ans », reconnaît celui qui est aussi vice-président chargé des déchets à la communauté urbaine Grand Paris Seine et Oise (GPSEO), regroupant 73 communes autour du fleuve.

« L’action judiciaire est compliquée, il faut faire des signalements au procureur de la République », témoigne ce maire rural rapportant « un épuisement » des élus locaux. « Si on le fait, on veut être sûrs que les gens vont être sanctionnés, avance-t-il, comme bien d’autres élus contactés, de l’Etat et de la justice qui leur confient le problème. Le maire a les pouvoirs de police mais n’a ni formation, ni moyens, ni police municipale ! C’est un peu botter en touche et ça ne me paraît pas très sain… »

La communauté urbaine souhaite lancer une expérimentation avec des caméras, comme l’a fait l’Office national des forêts (ONF) en forêt de Saint-Germain-en-Laye, où les promeneurs ne peuvent plus marcher sans tomber sur des déchets. « Sur le domaine public, c’est une question de moyens », estime donc Jean-Luc Gris, mais « l’intervention est plus compliquée sur les terrains privés ». Il faut retrouver les propriétaires pour permettre l’accès, et sinon leur envoyer une mise en demeure de retirer les déchets, voire, ensuite, lancer une procédure auprès des services de l’Etat.

Nombre de maires décrivent ces procédures comme trop pesantes. Cette situation est celle de l’ancienne plaine maraîchère d’une boucle de la Seine, à cheval sur Carrières-sous-Poissy, Triel-sur-Seine et Chanteloup-les-Vignes. Morcelée en centaines de petites bandes de terrains privés autrefois cultivés, « la plaine », comme ses habitants l’appellent, est aujourd’hui un dépotoir à ciel ouvert, régulièrement touché par des incendies aux fumées forcément toxiques. En 2007, quelques familles Rom s’installent dans ces terres devenues no man’s land.

Morcelée en centaines de petites bandes de terrains privés autrefois cultivés, « la plaine », comme les locaux l’appellent, est aujourd’hui un dépotoir à ciel ouvert.

Progressivement, des entreprises franciliennes de démolition flairent le filon, et trouvent un accord avec ces habitants, selon de nombreux témoignages… y compris celui du sous-préfet Stéphane Grauvogel, donné aux Triellois lors d’une récente réunion publique portant sur l’évacuation du dernier camp de Roms. Les sociétés amènent les déchets en poids lourd, parfois 20 par jour, et les Roms, qui étaient jusqu’à 600 à vivre là, les transbordaient en camionnette contre paiement.

« Ca fait dix ans que j’ouvre ma bouche ! », se révolte Bruno Piva, propriétaire d’une dizaine de parcelles dans la plaine, qui alerte les élus carriérois depuis qu’il a découvert ce manège. Jeudi dernier, il fait visiter à La Gazette cette décharge en compagnie d’Alban Bernard, un simple habitant qui remue ciel et terre avec site internet, pétition et vidéos, pour sensibiliser l’opinion publique, les élus et l’Etat : « Je suis volontairement agressif, on en a marre d’avoir de la merde chez nous. »

Venant de l’Est, il suffit de marcher quelques dizaines de mètres pour tomber sur de petites décharges… avant de découvrir la fameuse « mer de déchets » que plusieurs associations locales, comme Triel environnement, ont rendue publique en juin 2017 (elles avaient été précédées par le Journal des deux rives, Ndlr). Un secteur est réservé aux débarras et aux gravats, parfois amiantés. La présence d’objets issus de bureaux d’un opérateur téléphonique ou d’un office HLM de Seine-Saint-Denis, entre autres, témoignent d’un réseau criminel d’entreprises de taille suffisante pour répondre aux appels d’offres de ces grandes sociétés ou institutions.

« Il faut la mobilisation du gouvernement et des forces nationales », demande le maire de Carrières-sous-Poissy, Christophe Delrieu (DVD).

En janvier, Alban Bernard, ex-conducteur de travaux de profession, découvre cette accumulation phénoménale, lors d’une promenade plus poussée que d’habitude avec son chien. « A un moment, je lève la tête, je ne reconnaissais plus où j’étais ! […] Regardez, ils se sont mis en groupe, ici la partie aspirateurs, là la partie ordinateurs », fait-il remarquer une fois dépassé le secteur du BTP : « On a tous laissé faire, à ne rien dire pendant des années… et quand je dis nous, c’est plutôt l’Etat ! »

L’ancien maire carriérois Eddie Aït (MR), qui réclame aujourd’hui des « Etats généraux » des pouvoirs publics sur le sujet (comme bien des élus, Ndlr), a tenté sous son mandat d’interdire l’accès en creusant des fossés. « Fausse bonne idée », note à posteriori Bruno Pivat : ils ont été aussitôt remplis de déchets. En 2017, les élus, de la Région aux communes, assistés des entreprises spécialisées Picheta et EMTA, ont réalisé deux diagnostics parallèles ensuite fusionnés, aboutissant en juin au tarif d’un million d’euros environ, pour vider la plaine de ses déchets.

Mais les dépôts n’ont pas cessé depuis, et ce malgré l’évacuation, suite à des arrêtés de Triel-sur-Seine et Carrières-sous-Poissy, de l’ensemble des camps de Roms alors présents. Le retrait des déchets, désormais répartis en des centaines de points, sera bien plus coûteux selon Alban Bernard. Il recense minutieusement la taille et la composition des déchets, publiés au sein d’une carte en ligne (voir ci-dessous), et estime aujourd’hui le volume en cause à 7 000 mètres cubes.

Responsable de la gestion des déchets, la communauté urbaine GPSEO avoue une certaine impuissance face au coût. « C’est le bordel », résume de façon lapidaire Frédéric Spangenberg, deuxième adjoint triellois (DVG). Il « remue ciel et terre » depuis longtemps au sein de son intercommunalité, fusionnée dans GPSEO en 2016, processus ayant remis à plat nombre de mesures envisagées avant la fusion. La « mer de déchets » déclenche aussi des tensions, les élus de Triel-sur-Seine se montrant plutôt agaçés par le silence total de la maire chantelouvaise Catherine Arenou (DVD).

« Il ne faut pas croire que ça nous fait plaisir de voir la plaine dans cet état-là ! », répond de son côté le maire de Carrières-sous-Poissy, Christophe Delrieu (DVD). Selon lui, une solution globale, du nettoyage à la reconversion, est actuellement en discussion, impliquant tous les pouvoirs publics des communes à l’Etat. « Il faut la mobilisation du gouvernement et des forces nationales, car on voit bien qu’on est sur une problématique qui dépasse complètement les maires de chaque commune, voire même les intercommunalités », témoigne cet élu tout aussi exaspéré que ses administrés.

« Un jour, il va falloir assouplir cette loi française, pour l’interventionnisme de la puissance publique, qu’à un certain seuil, ce soit quelqu’un d’autre que le propriétaire du terrain qui s’en occupe », estime l’édile, comme pour l’obligation du « flagrant délit » dur à prouver : « Vous ne pouvez pas verbaliser ». Il souhaite une forte répression policière et judiciaire : « On voit bien qu’il y a un niveau d’impunité, chez ceux qui ont déposé ces déchets, qui est considérable. » Il déplore d’ailleurs un incivisme croissant sur le sujet, y compris dans la partie urbaine de la commune.

Cet incivisme progresserait de manière spectaculaire, témoignent d’autres élus. A Mantes-la-Jolie, le nouveau maire Raphaël Cognet (LR) est ainsi confronté, près de la dalle commerçante du quartier du Val Fourré, à d’importants dépôts de déchets un peu particuliers. Depuis le déménagement du marché en février, certains commerçants sédentaires continuent ainsi à déposer leurs déchets variés, comme la mairie le tolérait depuis toujours, au compacteur de cartons désormais aussi fermé.

« Il faut que les procureurs nous suivent dans les procédures », rapporte le maire de Mantes-la-Jolie, en précisant à l’adresse de ses administrés : « J’en fais un combat personnel. »

Il a donc décidé, pour l’instant, d’installer des caméras et de ne rien ramasser, à titre d’exemple pour les patrons de la dalle commerçante… mais pas que : « On a des commerçants du centre-ville et des restaurateurs qui dégagent leurs déchets au compacteur, témoigne-t-il. Maintenant, on le sait et on a des noms, des photos de plaques. On ne lâchera rien, c’est une question de qualité de vie et de respect des autres. »

Les amendes doivent bientôt tomber sur ces sociétés indélicates, pour peu que la municipalité soit écoutée de la justice. « Il faut que les procureurs nous suivent dans les procédures », rapporte-t-il en précisant à l’adresse de ses administrés : « J’en fais un combat personnel. » Bien d’autres maires ont indiqué leur peu de confiance en la justice sur le sujet, leurs communes ne parvenant que trop rarement à faire condamner les entreprises se livrant à des dépôts illégaux.

Alors, parfois, ils prennent eux-mêmes les choses en main, quitte à flirter avec la loi. Le 21 novembre dernier, le maire de Vélizy, Pascal Thévenot (LR), ramène ainsi des carreaux de plâtre dans la cour du domicile d’un administré indélicat. Ce dernier l’assigne au tribunal pour violation de domicile. « Le maire de Vélizy a fait une petite erreur que je faisais avant, et que je ne fais plus, entrer dans la propriété », analyse Christophe Dietrich (SE), maire de Laigneville (Oise).

Cet ancien policier a constaté, à son arrivée en 2014 à la tête de la mairie du village, la difficulté à faire condamner les pollueurs. Il est donc devenu spécialiste, après des enquêtes poussées, de ces opérations de « retour à l’envoyeur » qu’il diffuse ensuite sur internet. Résultat : de « quatre à cinq dépôts par semaine », il est passé à « un ou deux par an ». Il a envoyé un courrier à Pascal Thévenot pour lui proposer de témoigner au tribunal. Selon lui, le préfet de son département comme la justice voient d’un très mauvais oeil ses actions coup-de-poing : « Mais il y a un vide juridique…»

Les maires ne manquent pas de pistes de solution générales, que pourraient porter les députés de leurs circonscriptions.

Si l’ampleur du problème est aujourd’hui très importante, et fort répandue en France, « ça relève du maire qui a un pouvoir de sanction administratif et financier », insiste le sous-préfet de Saint-Germain-en-Laye. Il se souvient cependant que, face au problème, les services préfectoraux avaient tenu des réunions pour mettre en place « des opérations policières ». Mais il y a eu « la problématique attentats », et l’Etat a remisé à plus tard ses bonnes intentions faute de moyens.

« Quand vous voyez tant de professionnels qui n’appliquent pas la loi, il y a un problème, mais on ne va pas mettre des gardes tous les dix mètres dans la forêt », avance le représentant de l’Etat pour qui « la répression sur les déchets est hyper compliquée ». Alors, il pose clairement la question du cadre réglementaire et légal entourant ces actes et leur sanction : « S’il y a un tel niveau de non-respect de la législation, c’est qu’il y a un problème de législation, sans doute un problème de fond. »

Les maires tentent d’agir dans leurs communes en fermant des parkings et des chemins. Ils ne manquent pas de pistes de solution plus générales, que pourraient porter les députés de leurs circonscriptions. « Chaque fois qu’on a un véhicule impliqué dans le dépôt d’un déchet sauvage, on saisit immédiatement le véhicule et on l’envoie en destruction, suggère celui de Carrières-sous-Poissy, comme peuvent être saisis les biens liés au trafic de drogue. Car vous pouvez verbaliser, mais si les personnes ne sont pas solvables… »

A Triel-sur-Seine comme à la communauté urbaine GPSEO, il est demandé que ceux qui commandent des travaux puissent s’assurer que la mise en décharge facturée a été faite. « Il faudrait que la déclaration de fin de travaux (et donc le paiement final, Ndlr) ne soit fournie qu’à la délivrance d’un avis de dépôt en centre agréé », demande ainsi le premier adjoint triellois. Il regrette que sous la précédente mandature, une députée lui ait répondu « qu’on était dans la simplification administrative et pas le contraire ».

Le député LR du Mantois, Michel Vialay, est devenu vice-président du groupe d’étude parlementaire sur la gestion des déchets ménagers, lancé le 7 février dernier. « Il faut faire que les décharges puissent être accessibles aux entrepreneurs de façon gratuite, et le faire payer au moment où on achète les matériaux », indique-t-il. Comme pour l’écotaxe sur les appareils électroménagers, « on fait payer le recyclage à la source », évitant une grande partie des « comportements déviants ».

Bruno Millienne, député Modem d’une circonscription englobant Méricourt, où la récente crue a charrié plus de 200 tonnes de déchets variés (photo), avait interpellé le gouvernement.

Michèle de Vaucouleurs, députée Modem d’une circonscription comprenant l’ex-plaine maraîchère, attend une réponse à une question écrite au gouvernement sur le sujet. Elle juge « scandaleux de se débarrasser de ses déchets en inconscience totale du respect dû à l’environnement », et soutiendra la proposition de GPSEO. Elle se demande aussi s’il ne serait pas possible de « pointer du doigt ces attitudes » en mettant « les entreprises face à la honte de ce qu’elles font ».

Députée LREM de la sixième circonscription, sensibilisée par ses visites de terrain, Natalia Pouzyreff assure que sur « cet enjeu de santé publique », elle appuiera les initiatives de ses homologues de vallée de Seine. Elle va réfléchir à une mission d’information parlementaire sur le sujet, notamment afin de le mettre en lumière. « Au niveau de l’Etat, il y a un manque de conscientisation là-dessus, les citoyens n’en peuvent plus », note-t-elle : « C’est un sujet qui nous incombe, à nous les députés, qui faisons le lien entre la population et le gouvernement. »

Une mission d’alerte prise très au sérieux par Bruno Millienne, député Modem d’une circonscription englobant Les Mureaux, ainsi que Méricourt où la récente crue a charrié plus de 200 tonnes de déchets variés (il avait alors interpellé le gouvernement dans l’hémicycle, Ndlr). Réclamant « un plan Orsec » pour la plaine de la boucle de Seine, il assure mobiliser ses réseaux tant comme conseiller régional qu’auprès du gouvernement.

Il pose par ailleurs la question (comme Natalia Pouzyreff, Ndlr) de l’harmonisation des tarifs et d’une multiplication des déchèteries dédiées aux professionnels : « Il faut réunir les acteurs de recyclage de ces déchets. » En vallée de Seine, une déchèterie professionnelle a été récemment ouverte à Rosny-sur-Seine par la Sotrema, publique, complétant celle de l’entreprise Picheta, privée, à Achères. La communauté urbaine réfléchit à une troisième implantation aux Mureaux.

Ignorer le problème pourrait devenir de plus en plus difficile pour l’Etat, grâce à ces députés, communes, associations, citoyens de vallée de Seine. Une demi-douzaine d’interpellations, directes ou par courrier, ont ainsi été adressées directement au ministre de l’environnement Nicolas Hulot, à son cabinet, ou à son secrétaire d’Etat Sébastien Lecornu, et d’autres devraient suivre. Le gouvernement, silencieux jusqu’à présent, finira-t-il par y répondre ?