Un an après, l’un des deux braqueurs de la pharmacie du domaine de la Vallée, située rue Georges Brassens, a été identifié et interpellé par les enquêteurs de la sûreté urbaine du commissariat de Mantes-la-Jolie la semaine dernière. Le 14 mars 2017, deux hommes cagoulés étaient entrés dans la pharmacie et avaient sorti un pistolet pour menacer la femme de ménage.

Sans ménagement, ils avaient projeté leur victime, âgée de 41 ans, au sol et l’avaient passée à tabac avant de tenter de dérober la caisse, sans succès. Les deux malfrats s’étaient enfuis à travers le quartier en prenant la route départementale 983, abandonnant paires de gants en latex et cagoules sur leur chemin. Le gérant se trouvant dans l’arrière-boutique, n’avait pu réagir devant la rapidité et la violence de la scène.

Des prélèvements avaient été réalisés par les fonctionnaires de police. Couplés avec la base de données, ils n’avaient rien donné. Examinée par les pompiers, la victime, très choquée, s’était vu délivrer sept jours d’interruption de travail temporaire à l’hôpital.

En décembre dernier, les forces de l’ordre effectuent une surveillance dans un quartier magnanvillois, ciblé par des cambriolages. Elles entendent alors, dans le cadre de cette enquête, un jeune lycéen Mantevillois, âgé de 17 ans, dont le profil a été signalé. Son ADN est prélevé.

« Il correspondait à des traces retrouvées sur une des cagoules », commente une source proche de l’enquête. Le jeune homme a été placé en garde à vue et entendu par les policiers ce mardi 20 mars. Il a d’abord nié les faits, avant de les reconnaître.

« Il n’a pas donné le nom de son complice, poursuit cette même source. Il a seulement déclaré avoir brandi un pistolet d’airsoft et que son complice avait un couteau. » Les deux armes, qui n’ont pas été retrouvées, avaient été jetées dans la rivière Vaucouleurs. Il aurait planifié le vol par besoin d’argent et choisi la pharmacie pour sa proximité d’avec son domicile.

« Il n’était pas connu des services de police, c’est pour cela que l’identification a pris un peu de temps », détaille-t-on au commissariat. L’adolescent a été déféré mercredi 21 mars devant le tribunal correctionnel de Versailles et a été mis en examen.