Stationnement, quads, ordures… Les habitants du quartier des Fleurs, dans une volonté constructive, ont fait part de leurs doléances aux différents acteurs investis dans le projet de renouvellement urbain du quartier. Ce temps d’échange, à laquelle une vingtaine de Carriérois ont participé, a eu lieu le jeudi 22 mars au pôle Michel Colucci dans le cadre d’une première séance de concertation sur le devenir du quartier.

« On a considéré qu’il fallait commencer à penser à la rénovation du quartier avec les grands changements à venir autour (la construction de plus de 300 logements sur la Zac Saint-Louis notamment, Ndlr) », explique d’emblée une représentante de la direction de la politique de la ville à la communauté urbaine Grand Paris Seine et Oise (GPSEO), aux côtés de la Ville, du bailleur Efidis et de l’agence d’architecture et d’urbanisme Quintet.

A l’heure prévue du début de la réunion de ce soir-là, les organisateurs avaient été surpris à la vue des vingt habitants à avoir fait le déplacement. Suite à une mésentente, ces Carriérois ont fait le déplacement, alors que seuls les membres du comité de quartier étaient normalement invités, avec un temps d’échange avec les habitants prévu le samedi suivant. Qu’à cela ne tienne, les animateurs de la concertation ont rajouté des chaises et tout le monde a pu participer.

L’agence d’architecture a commencé son étude urbaine depuis janvier, elle devrait se dérouler jusqu’en juillet. « Il s’agit d’arriver à comprendre comment mieux faire fonctionner le quartier après que la Zac Saint-Louis soit réalisée », poursuit un membre de l’agence Quintet, avant de demander aux présents leurs remarques sur la vie sur place.

Réunis autour de grands plans, les habitants n’ont pas manqué de pointer les problèmes, essentiellement d’incivilités, qu’ils rencontrent au quotidien, tous soigneusement notés sur des Post-it placés ensuite sur la représentation en trois dimensions du quartier. Ces remarques portent sur des problèmes déjà bien connus au quartier des Fleurs. « Les logements qui sont en train de se faire ont des conséquences […], notamment sur les parkings », soulève un habitant du quartier.

Une riveraine, visiblement résignée, désigne les effets déjà sensibles de ce manque de places : « Quand on descend des bâtiments, des voitures sont garées sur les pelouses, il n’y a plus d’espaces verts. » Un sentiment grandement partagé ce soir-là, à l’image de la remarque d’une Carriéroise : « Bientôt, les gens rentreront les voitures dans les appartements. »

Au menu des doléances figure également la gestion des ordures ménagères, dont GPSEO assure que la gestion « fait partie de la réflexion », et des encombrants, qui se retrouvent sur les espaces verts en question. « Les espaces verts ne nous appartiennent plus, avant, il y avait de beaux espaces verts », regrette une habitante en rez-de-chaussée.

Sujet récurrent à Carrières-sous-Poissy, les rodéos, surtout en quad, n’ont pas manqué d’être aussi mis sur la table, plusieurs participants se montrant ce soir-là sceptiques de voir un jour les choses s’améliorer. « Ce qu’on veut, c’est des espaces verts, que les voitures puissent se garer, que les quads ne passent plus », résume une Carriéroise. L’agence Quintet pointe « un équilibre qu’il va falloir trouver entre espaces piétons, paysagers et parkings ».

Parmi les pistes de réflexion soulevées et débattues par les participants de cette concertation, l’installation de clôtures autour du quartier, ou pour le diviser en espaces plus restreints. « Clôturer limiterait l’accès aux quads, qui ne pourraient plus s’enfuir, et ça éviterait que des gens qui n’habitent pas là viennent se garer », estime une habitante.