Dernière ligne droite pour la concertation autour du projet de port Seine métropole Ouest (PSMO), plateforme multi-modale portée par Ports de Paris. Durant trois heures et demie d’ateliers, les échanges, portant notamment sur la qualité de l’air, l’exploitation et les travaux ont permis de rendre plus concret le PSMO.

Jeudi 22 mars, le huitième et dernier atelier s’est tenu à l’espace Boris Vian, en présence d’environ 80 participants, associatifs, élus, membres de Ports de Paris et associés au projet. La première tranche de travaux doit débuter en 2020, il devrait être opérationnel en 2040.

Concernant la pollution de l’air, les émissions de particules fines seraient « de 10 % supérieures à une situation sans port », détaille Anne Kauffmann, responsable du pôle études chez Airparif, d’une étude menée à l’été 2016. Un participant s’interroge : « Jusqu’à quelles distances pourra-t-on ressentir les effets du port ? » Difficile de se projeter : « Le calcul n’a pas encore été fait », répond Anne Kauffmann. Elle prend l’exemple du port autonome de Bonneuil-sur-Marne (Val-de-Marne) : « Ses effets se ressentent jusqu’à 700 mètres. »

Durant trois heures et demie d’ateliers, les échanges, portant notamment sur la qualité de l’air, l’exploitation et les travaux ont permis de rendre plus concret le PSMO.

A la première table, on s’inquiète également des nuisances sonores possibles. « Le port va être ouvert 24 h/ 24 h, comment cela va-t-il se passer ? », demande Danielle Giblet, une Achéroise. « Le port sera ouvert, mais il n’y aura pas d’activités », précise Mariusz Wiecek, directeur de l’agence Seine aval.

« Il n’y aura donc pas d’entreprises en horaires décalés ? » insiste une participante. « Ce seront majoritairement des entreprises du BTP qui seront présentes, c’est très encadré », répond Mariusz Wiecek. « On a mis des horaires entre 7 h et 20 h pour ne pas sous-estimer, mais cela se finira plus tôt », complète Pascal Blatnik, directrice adjointe du projet PSMO pour Ports de Paris.

A la troisième table, c’est surtout de l’impact des travaux dont il est question. « Est-ce que tout va venir par camions ? », s’inquiète Danielle Giblet. « Tout ce qui pourra être amené par voie fluviale le sera, essentiellement les gros volumes, rassure Jean-Marc Gaulier, architecte. Mais pour les petits volumes de chantier, on fera venir par camions. »

Au total, cinq phases de travaux sont prévues sur vingt ans, jusqu’à la mise en service complète du site. Si les participants s’inquiètent, la communication sera prévue. « Il y aura des panneaux de chantier et des mises à jour régulières sur un site internet dédié », commente Jean-Marc Gaulier. D’autres dispositifs, comme « des visites de chantier », ou la tenue d’un « registre » sont également envisagés pour communiquer auprès des riverains.